Cédric Varrault :
« Une remise en question totale »
Football365

Après
neuf ans sous les couleurs niçoises, Cédric Varrault a décidé de changer d’air.
Le défenseur du GYM s’est engagé en faveur de Saint-Etienne où il espère
découvrir un nouveau monde.
Cédric Varrault, ça a
pris du temps mais c’est enfin réglé. Vous serez bien stéphanois cette saison…
Oui,
c’était en discussion et ça a pris un peu de temps car il fallait régler tout ce
qui concernait le transfert. Le temps que les deux parties se mettent d’accord…
J’avais un bon de sortie et par rapport à ce que j’ai fait à Nice, le club
voulait me faire plaisir en ne demandant pas trop d’argent. Donc c’est pour ça
que cela a un peu traîné. Mais finalement, c’est fait et je suis content.
Pourquoi aviez-vous
demandé un bon de sortie ?
Nous
étions plusieurs à en avoir un. Ceux qui étaient restés le plus longtemps au
club y avaient droit. Moi, ça fait neuf ans que je suis là donc il était temps
pour moi de connaître un peu autre chose.
Bordeaux et Monaco
étaient intéressés par vos services depuis plusieurs saisons. Est-ce que c’était
encore le cas cette année ?
Du côté
de Monaco, il n’y a rien eu. En revanche, je sais que Bordeaux était intéressé.
Nous étions deux en balance mais ils ont pris Chalmé. Ça c’est fait comme ça.
Saint-Etienne est alors arrivé la semaine dernière. Ils avaient d’abord des
joueurs à d’autres postes à chercher. Ensuite, avec le départ d’Ilunga, tout
s’est enchaîné. La saison dernière, j’avais déjà eu la possibilité d’aller à
Saint-Etienne mais ça ne s’était pas fait parce que Nice ne m’avait pas laissé
partir.
« Caractérisé arrière gauche »
Peut-on dire qu’en
signant chez les Verts, vous revoyez vraiment vos ambitions à la hausse ?
Oui, j’ai
toujours dit que si je partais de Nice, ce serait pour franchir un palier. Je le
fais avec Saint-Etienne qui est un grand club avec des ambitions. Si je pars de
Nice, c’est pour connaître quelque chose de mieux et c’est le cas. En plus,
c’est un club populaire. J’ai connu ça avec Nice donc je pense qu’il y a
vraiment moyen de faire quelque chose là-bas. C’est aussi pour ça que j’y vais.
Allez-vous retrouver
à Saint-Etienne votre poste de formation : arrière droit ?
Pour
l’instant, pour avoir un peu discuté avec le coach stéphanois (ndlr : Laurent
Roussey), je pars à gauche. Car l’intérêt des Stéphanois était surtout par
rapport à ce poste-là. Donc je vais débuter à gauche et on verra ensuite comment
ça se passe. C’est clair que je préfère jouer à droite mais ça fait cinq ans que
je joue en L1 et cinq ans à gauche. Je ne dépanne pas souvent à droite. Jouer à
gauche ne me pose pas de soucis. J’ai tellement joué sur ce côté que je suis
peut-être plus caractérisé comme un arrière gauche maintenant. Mais je suis
toujours droitier et offensivement, c’est toujours plus facile à droite.
Comment allez-vous
vivre ce départ de votre unique club ?
C’est sûr
que ça va me faire vraiment quelque chose. Je suis de la région niçoise, j’ai
grandi ici et ça ne va pas être facile de partir. J’ai toujours dit que j’aurais
besoin de partir pour évoluer mais ça n’empêchera pas que ça va me faire un gros
pincement au cœur. Maintenant, j’ai vraiment hâte d’y aller car il était grand
temps que je connaisse autre chose.
Est-ce cet
attachement à la région qui vous a fait mettre autant de temps avant de changer
de club ?
C’est
surtout la première année où le club est d’accord pour me laisser partir. Il ne
me restait plus qu’un an de contrat donc c’était aussi dans l’intérêt de tout le
monde que je parte maintenant. Avant, c’est vrai que quand j’ai eu des
propositions, on m’a empêché de partir plusieurs fois en me disant que l’on
comptait sur moi et que je faisais partie des cadres de l’équipe. Etant de la
région, ça me faisait chaud au cœur. De toute façon, je ne regrette pas d’être
resté ici. Nous ne sommes pas beaucoup à rester neuf ans dans un même club. Mais
même si on est bien dans sa région, on a envie au bout d’un moment de connaître
autre chose et de progresser d’un point de vue football. C’est pour cette raison
que j’ai fait ce choix.
Pour donner de
l’ampleur à votre palmarès, il n’y avait pas d’autre choix que de quitter Nice ?
Nous
avions connu la finale de la Coupe de la Ligue que nous avons malheureusement
perdue. Cette année, l’objectif à Nice est de nouveau le maintien. J’ai de
nouveaux objectifs maintenant et ça va me faire du bien. Partir dans un nouveau
club et avoir besoin de prouver, c’est une remise en question totale. Je suis
vraiment très motivé.
Comment
résumeriez-vous vos huit saisons passées à Nice ?
J’ai
commencé en L2 avec ce club. J’ai connu la montée puis la première division.
C’est le club qui m’a fait connaître et m’a donné ma chance. J’ai passé de très
belles années ici. J’y ai énormément d’amis et c’est pour ça que je n’ai aucune
rancœur. Mais j’ai fait le choix d’évoluer dans ma carrière et de connaître
autre chose : de nouvelles installations, une nouvelle ville, de nouveaux
objectifs… C’est vraiment important pour moi. Mais c’est grâce à Nice que j’en
suis arrivé là. Je remercie ce club et j’espère que ça se passera bien pour eux
maintenant.