Ramé est inquiet

Le gardien international des Girondins de Bordeaux Ulrich Ramé se dit inquiet sur l'avenir de son équipe actuellement 13e de Ligue 1 avant la venue du leader Nice dimanche soir. Il appelle à un changement d'"état esprit" avant la trêve hivernale.
"Si l'état d'esprit ne change pas, on va droit dans le mur!" Ces mots d'Ulrich Ramé en disent long sur la situation difficile que traversent les Girondins, club ambitieux en qui son jeune président délégué Dominique Imbault voyait en début de saison un candidat au titre et qui végète aujourd'hui à dix points de Nice.
"Ce match, c'est le leader qui vient à Bordeaux avec ses forces, et nous avec nos incertitudes, notre parcours chaotique, l'élimination en Coupe d'Europe, et le couteau sous la gorge. Il y a tous les éléments pour que ce soit un match tendu", assure le portier bordelais qui refuse de voir dans cette rencontre "un match référence".
"On se doit par rapport au club et aux supporters de se faire violence pour prendre ces trois points et ça ne va pas plus loin", ajoute-t-il. Car Ramé, l'un des cadres du groupe, voit venir la trêve qui sera forcément l'heure de tirer le bilan et pourquoi pas de prendre les décisions qui s'imposent.
"Il n'y a que nous qui pouvons réagir. Il nous reste deux matches avant la trêve et ces deux matches il faut les jouer à 200% pour rapporter des points car on en a tous besoin. Après, je pense que tout le monde mettra collectivement et individuellement tout sur la table, chacun fera son autocritique, des dirigeants jusqu'aux joueurs. Et après, il y aura des décisions ou pas, on verra", souligne Ramé.
"Mes objectifs personnels je les mets de côté, on est suffisamment dans la difficulté", estime-t-il se refusant de penser au mercato et à un éventuel départ. "Il reste deux matches importants. La question ne se pose pas pour le moment."
Ulrich Ramé reconnaît cependant ne pas savoir "si ce sera le même groupe avec le même entraîneur" qui repartira après la trêve qui devrait permettre à chacun de "se poser les bonnes questions".
En joueur expérimenté, il constate que "le message du coach est le même depuis plusieurs saisons. Il a haussé le ton, il a fait des choix, il a fait des changements et ça n'a pas apporté plus de fruits. Je ne suis pas sûr que le mal vient de là".
Pour lui, entre les joueurs, "il y a forcément une mauvaise compréhension, on ne peut pas le nier, vu nos résultats. Dans les grandes équipes, les joueurs s'entendent forcément sur le terrain et en dehors. Mais quand les contre-performances s'accumulent, ça génère forcément des tensions".
Ulrich Ramé reconnaît que "peut-être n'a-t-on pas su crever l'abcès en temps utile. Ca tient à peu de choses mais il faut savoir intervenir au bon moment", tout en avouant que l'ambiance n'est pas plus maussade que la saison dernière".
Nice dimanche, le PSG juste après, Bordeaux a l'occasion de terminer l'année sur deux bonnes notes qui permettraient de repartir d'un bon pied au mois de janvier.
En attendant, il faut recevoir le leader, et pour ce faire, Elie Baup sera privé des défenseurs Jérôme Bonnissel, Kodjo Afanou, tout deux blessés, et David Jemmali, suspendu. Le capitaine Christophe Dugarry est pour sa part incertain.
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