Pitau :

"Nous ferons le point à la fin de la saison "

 

Extrait

 

 

Pas trop déçu par la défaite à Nantes...

Un peu et c'est normal. Pas d'agressivité sur le porteur du ballon, aucune solidarité, manque de liant entre les lignes, nous n'avons vraiment pas été bons dans tous les domaines. Un jour sans. D'ailleurs, contre une équipe comme ça, cela ne pardonne pas...

La supériorité des Nantais a sauté aux yeux samedi, comment expliques-tu cette différence entre deux équipes aussi proches au classement ?

Je pense que l'entame de match nous a été fatale. Tous les joueurs le savent, généralement quand vous rentrez difficilement dans une rencontre, la suite est forcément délicate. Alors face à un adversaire aussi technique, toujours en mouvement, tout devient plus compliqué. Un match à oublier.

Sans se voiler la face, tu sembles marquer le pas dans le jeu. De quelle manière gères-tu ce passage à vide ?

Je ne doute pas. Nous enchaînons les rencontres et physiquement, c'est clair que le mois de janvier a été dur. Le staff essaie de nous faire récupérer le plus possible et de bien doser les entraînements. Personnellement, il n'y a donc pas de problème. Je continue à travailler pour revenir vite dans le coup.

L'accumulation des rencontres et des déplacements depuis janvier peut-elle avoir une incidence sur cette baisse de régime ?

Je ne crois pas dans la mesure où nous avons bien géré la fatigue. Nous bénéficions du maximum de récupération pour rebondir. Vous savez, une saison est faite de haut et de bas, et c'est pourquoi je m'accroche et intensifie ma préparation pour éviter ce genre de problème à l'avenir.

D'un autre côté, à la vitesse avec laquelle tu as franchi les étapes du haut niveau depuis deux saisons, cette période un peu délicate n'était-elle pas prévisible et inexorable ?

C'est vrai. Sur un plan collectif, les équipes commencent à connaître nos caractéristiques et il devient plus difficile de s'imposer et de dérouler. Comme on dit, c'est peut-être la rançon de la gloire ! Enfin, on fait avec... Après au niveau individuel, je me trouve entre deux paliers. Maintenant, je ne dois pas rester à ce stade-là. Il me faut impérativement passer un cap, c'est pour cette raison que je mets la tête dans le guidon et bosse comme un fou pour progresser encore et gommer ce genre de baisse de régime.

En dehors de ça, est-ce indiscret d'évoquer les contacts avec le Genoa durant le mercato ?

Non, rien est indiscret et j'ai toujours joué cartes sur table. Nous avons eu une proposition du Genoa. C'est tout. L'affaire ne s'est pas conclue et demeurait vraiment loin de se faire. D'ailleurs, un départ n'était pas programmé au mercato.

Pour quelles raisons les négociations ont-elles échoué ?

Ils ont pris d'autres joueurs et mis fin aux négociations. Tout simplement. Je n'ai pas de regrets vis-à-vis de ça dans la mesure où rien n'était ficelé. En fait, c'est davantage par curiosité qu'autre chose que nous sommes rentré en contact. C'était un autre challenge. Point barre. Un footballeur se doit d'ouvrir  toutes les portes, mais de-là à imaginer un  transfert à chaque fois...

Malgré l'aspect financier, signer dans un club de fin de tableau de Série B n'aurait-il pas constitué un manque d'ambition alors que des clubs tels que le Chievo Vérone, Lens ou Bordeaux te draguent régulièrement?

Je vous avouerai que l'aspect sportif influence inévitablement ce genre de décision. Partir en Série B, qui plus est dans un club au bord de la relégation et abandonner un groupe ambitieux n'était pas une chose évidente. Je le répète, c'est pour ça que nous avons juste voulu savoir ce qu'il en était...

Quand on passe aussi près d'un transfert, est-ce que moralement, ce n'est pas plus difficile de revenir ?

Non, dans la mesure où je n'avais pas l'intention de partir. Ce départ n'apparaissait pas comme une priorité pour moi. Forcément, vous pouvez donc oublier rapidement ce qui s'est passé.

Comment planifies-tu maintenant la suite à donner à ta carrière ?

Mon contrat expire en 2006. Nous ne sommes donc pas pressés. Joueur, entraîneur et dirigeants, nous ferons le point en fin de saison. Excusez-moi, mais je tiens toujours le même discours : travail, travail, travail sans tenir compte de ce qui se passe à côté.

Il reste 14 matches à jouer dans ce championnat, 14 matches avec quelle ambition ?

Nous devons aborder cette fin de saison avec la seule ambition d'accrocher le maximum de points. En dehors de ces paramètres mathématiques, il y a moyen de s'éclater à domicile avec la réception de pratiquement tous les gros du championnat. Nous pouvons réellement donner du plaisir à nos supporters et parallèlement, avec cet état d'esprit, accumuler les résultats positifs. C'est seulement avec cette mentalité que nous resterons dans le coup le plus longtemps possible. L'objectif s'affiche aisément : viser le plus haut possible en championnat sans se poser des questions sur le pourquoi du comment tous les week-ends.

La fin de saison et les premiers éléments de réponse du mercato pourraient-ils avoir une incidence sur ton futur en rouge et noir ?

Nous verrons bien en fin de saison. Nous aurons tout loisir d'en parler au moment voulu. Si le club n'a fermé aucune porte en février, je ne les imagine pas le faire en juin prochain. Tout s'étudie, mais rien n'est encore décidé !

 

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