Un supporter parisien grièvement blessé



UN SUPPORTER parisien d'une trentaine d'années, sans billet pour assister au match, a été très sérieusement blessé par des coups de couteau à l'abdomen, hier soir, aux abords du stade du Ray, vingt minutes avant le début de la rencontre. Il a été transporté à l'hôpital Saint-Roch avec cinq autres supporters du PSG, plus légèrement atteints. Son cas a immédiatement été jugé « grave » par le service des urgences. Selon les dernières nouvelles arrivées tard hier soir, ses jours ne seraient pas en danger.

« Il est bon de rappeler que le foot n'est pas la guerre »

Les supporters parisiens concernés seraient indépendants et ne faisaient pas partie du déplacement officiel. Selon plusieurs témoignages, ce petit groupe aurait décidé d'aller provoquer directement les supporters niçois. L'auteur des coups de couteau, rapidement repéré par les forces de l'ordre, a été interpellé. Cet incident a provoqué un vif émoi au sein de la délégation parisienne. « On ne peut être que consterné de constater que de tels incidents peuvent se produire à l'occasion d'un match de football, déplore le président Perpère. J'ai peine à croire que ces gens viennent là pour le football. Ceux-là, il faut les éliminer. Le club apporte tout son soutien à la victime. J'espère que cela servira d'exemple, car, malheureusement, cela peut arriver à tout moment. » Les joueurs tiennent aussi à montrer leur solidarité envers les supporters. « Cela fait froid dans le dos, avoue Lionel Potillon. A trois jours du match contre l'OM, je pense qu'il est bon de rappeler que le foot n'est pas la guerre, que l'on joue contre Marseille, Lyon ou les autres. On voit déjà assez de choses dramatiques dans le monde. » En fin d'après-midi, des incidents avaient éclaté dans le centre-ville de Nice entre supporters parisiens, niçois et... marseillais, obligeant les CRS à intervenir à coups de grenades lacrymogènes. C'est ensuite autour du stade du Ray que la situation a dégénéré, le car des joueurs parisiens étant même « caillassé » par des supporters niçois. D'importantes mesures de sécurité avaient pourtant été prises pour cette rencontre à risque : quelque 115 stadiers , des maîtres-chiens, 25 pompiers et 400 policiers ont été mobilisés dans le stade du Ray et ses alentours immédiats.