Nice a besoin de se rassurer

 

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Malgré la gifle reçue à Lyon (0-5) au début du mois, Nice reste une équipe difficile à déstabiliser. D'ailleurs, ce soir, les hommes de Gernot Rohr ont en tête l'idée (ambitieuse) de rejoindre le PSG au classement. Au sortir d'un stage de trois jours, l'entraîneur niçois résume l'état d'esprit général : « prudence et audace ».

Eviter le syndrome « Lyon ».

Deux courants existent.

Les jeunes souhaitent oublier le cauchemar vécu au stade de Gerland. « C'est arrivé une fois, constate Varrault. On va poursuivre dans la lignée de ce qu'on a réalisé contre Bastia (2-0) il y a quinze jours. » Grégorini enchaîne : « On a démontré que Lyon était un accident. »

Pour les anciens, la défaite à Lyon doit permettre de progresser. « En un match, on a pris presque autant de buts que depuis août, concède Echouafni. L'objectif est de se rassurer sur notre capacité à gérer ce genre de match à l'extérieur. » « Cette défaite doit servir de référence (sic), confie Laslandes. Mais c'est l'envie, et non la crainte, qui doit permettre de retrouver nos valeurs collectives. » Canaliser les énergies et jouer.

Malgré les suspensions de Pitau et de Cobos, les Niçois ont envie de voir disparaître les allégations sur leur jeu violent. « Ce match sera télévisé, c'est important, lance Abardonado. On a été décriés. On veut offrir une bonne image. Mais Nice et Paris possèdent un jeu dur et il nous faudra être solide. D'autant plus que les équipes sont proches au classement et l'enjeu de taille. » « Une victoire serait un exploit, glisse Laslandes. Mais si on contient les Parisiens, on peut retourner le public. »

Rohr assure pourtant qu'il « ne bétonnera pas », car « toute la France va nous regarder ». Faut-il le croire ? S'étalonner face à un gros. « Avant Bastia, on s'est remis en question, on a su réagir, explique l'entraîneur niçois. Face à Paris, le groupe aura encore des réponses à donner. C'est l'occasion de confirmer le redressement, de poursuivre notre évolution dans le domaine offensif et de repartir de l'avant quand on joue à l'extérieur. »

Certains ont encore beaucoup à prouver. Laslandes, en mal de buts depuis deux mois, assure : « J'apporte ma pierre à l'édifice. Et les filets trembleront de nouveau. Je ne me fais pas de souci. »

Varrault, lui, résume la pensée de la majorité de ses coéquipiers : « Dans ce type de rencontres, on peut s'étalonner et voir si on a le niveau. »