Les Nantais pétillent en marge des coupes

 

Extrait ouest france

 




Grâce à une première mi-temps magnifique, dans le sillage d'un Moldovan colossal (deux buts, une passe décisive), le FC Nantes a complètement étouffé Nice. Un succès (3-1) qui le replace à la 7e place, avant son déplacement à Marseille.
Un certain scepticisme entourait cette 24e journée, du côté de la Jonelière. Beaucoup doutaient en effet de la capacité des Nantais à maintenir leur motivation en championnat, alors même qu'ils occupaient la 9e place, et qu'une finale de coupe leur est déjà promise, en attendant peut-être une seconde, à condition, dans un premier temps, de passer l'obstacle rennais (lire page précédente). En outre, la dernière apparition des jaunes, dans la compétition baromètre, à Bordeaux, relevait presque du laisser-aller.

Le démenti a été cinglant. Face à Nice, les Canaris ont livré une première mi-temps de toute beauté. Une partition rythmée par un jeu en déviations, en renversements, en changements de cadence. « On est bien entré dans le match, avec la volonté d'aller de l'avant », confirmait Grégory Pujol, auteur du premier but, dès la 6e minute, sur un mouvement collectif ébouriffant. « C'est vraiment génial de commencer un match comme ça, se réjouissait Nicolas Gillet. Quel plaisir, même sur l'ensemble de la partie ! » Car si Nice sera parvenu à réduire le score sur sa première occasion, pour regagner les vestiaires sur un écart d'un but, très flatteur, Nantes aura très bien contrôlé le match, même si sa deuxième mi-temps aura été moins brillante. Gernor Rohr, sous le charme de la prestation nantaise, le reconnaissait volontiers : « Nous n'avons pas contrarié Nantes très longtemps. Le score est largement mérité. D'ailleurs, je mets notre défaite sur le compte de la qualité de l'adversaire, plus que sur un mauvais match de notre part. »

Les Niçois ont souffert, certes, mais ils n'ont jamais décroché non plus. Ce qui donne un peu plus de valeur à une performance collective éclairée une fois encore par un Viorel Moldovan étincelant. Auteur de ses 8e et 9e buts (troisième doublé) en sept matches, depuis son retour à la compétition, l'attaquant roumain a également beaucoup participé à l'animation, délivrant notamment une passe décisive millimétrée à Pujol. « Il nous apporte ses qualités, et comme l'équipe est bien aussi, on profite tous de cet élan », reconnaissait Loïc Amisse qui ne veut pas « refaire le passé », c'est-à-dire imaginer la place que pourrait occuper sa formation, si ses dirigeants étaient parvenus à retenir Moldovan, l'été dernier, comme il les y avait invités.

Pour l'heure, avec un Gilles Yapi encore assez inconstant, mais néanmoins très prometteur, le FC Nantes remonte à la 7e place au classement. « Cette victoire nous relance », entendit-on de plusieurs bouches à la sortie du vestiaire. Le match de dimanche prochain, à Marseille, qui précède le FC Nantes d'un rang et de quatre points, vaudra cher. Mais si les Canaris y mettent le même enthousiasme et la même inspiration, il n'est pas interdit de croire en une belle opération.