Un riverain du stade qui a vu démarrer la bagarre raconte

« Franchement, l'idée de faire un grand stade sur ce même emplacement n'est pas la meilleure. C'est trop étroit, encadré de petites rues sans la moindre échappatoire, sans dégagement. Avec le tramway en prime, on va être servis ! » Pas content, content Antoine Ricca.
Ce riverain d'âge mur de l'avenue Guy de Maupassant s'est empressé d'appeler le 17 quand il a vu, en direct depuis sa fenêtre, les supporters de l'OGC Nice être pris à revers par ceux du PSG, derrière les populaires sud, peu avant le coup d'envoi. « Il y a eu une bagarre terrible ; deux jeunes, au moins, tenaient dans leurs mains des couteaux, plusieurs ont été blessés » (lire par ailleurs).

« On a la frousse »
Quelques instants avant les faits les plus graves, nous avons d'ailleurs vu de nos yeux un jeune couple accompagné d'un enfant remettre à un CRS un couteau qu'ils venaient de trouver par terre, près de la Rotonde du stade Léo-Lagrange.

« Certains viennent ici pour chercher la m... Ce n'était pas à ce point le cas avant que l'équipe ne descende en D2. Là il faut sans cesse être vigilant, car ils escaladent les portails, montent sur nos terrasses. L'autre soir on a même reçu, chez nous, une bombe lacrymogène. La police - sans doute occupée à d'autres tâches - ne fait rien pour empêcher ces intrusions. J'avoue qu'on a la frousse ».

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Le sénateur-maire de Nice s'est rendu au chevet des quatre blessés qui avaient été regroupés par le PC de secours et le Samu à l'angle des tribunes Honneur et des populaires sud. Après s'être enquis de l'état du supporter le plus sérieusement touché et l'avoir suivi jusque dans l'ambulance qui allait le conduire à l'hôpital, Jacques Peyrat n'a eu que trois mots, assez crus, mais reflétant bien la réalité, à l'intention des « supporters » ainsi armés : « Ce sont des fumiers ! ».

Embouteillages sur l'autoroute
L'arrivée massive de supporters au stade par le biais de l'autoroute a provoqué, comme c'est malheureusement le cas à chaque match important, d'énormes ralentissements vers 19 heures, à la hauteur de Nice-Nord. Les automobilistes auraient surement apprécié d'être prévenus en amont par Escota...

On a roulé au pas pendant presque une heure. Une situation qui n'a pas été arrangée par la présence d'un véhicule en feu qui a nécessité l'intervention des sapeurs-pompiers.

La télé affiche complet
Plus une place, hier soir, pour assister à la rencontre depuis un des nombreux bars de la ville qui retransmettaient la rencontre. Les retardataires n'auront eu d'autre choix que de rentrer chez eux pour écouter le match... à la radio !

L'innocence perdue
Drôle d'expérience pour une trentaine d'enfants, une classe de primaire invitée par la mairie...A quelques minutes du coup d'envoi, les écoliers, parfaitement encadrés, ont en effet du se faufiler au milieu des rangées de CRS...



Mi-effrayées, mi-émerveillées, les têtes blondes et leurs accompagnateurs ne se sont évidemment pas attardés, ces derniers les poussant vite vers la sécurité des tribunes. On aurait pu rêver mieux comme premier contact avec un match de foot...