Quand les niçois prennent
l'air (extrait )
Une sonnerie de téléphone qui se prolonge. Puis une voix féminine qui répond : « Hôtel Les Pins, bonjour ! »
II est 17h30 hier après-midi. Sur la piste des Aiglons exilés en pays ostréicole
et sablonneux, nous cherchons à joindre le maître des lieux, Gernot Rohr.
« Non monsieur, ils sont partis s'entraîner et ne devraient rentrer que vers
19h30. »
La voix est polie, l'accent chaleureux et caractéristique du Sud-Ouest.
Ne manquent que les effluves de l'océan pour embrasser par combiné interposé, ce
morceau d'Atlantique que l'entraîneur azuréen a fait sien.
Trois mois après un premier séjour qui à défaut d'être efficient fut vivifiant
(Bordeaux n'avait fait qu'une bouchée de tendres Aiglons à Chaban-Delmas
4-0...), l'OGCN a regagné ses pénates aquitains.
Envolés de Nice hier à la mi-journée, Cobos et dix-huit de ses coéquipiers ont
retrouvé les embruns du Bassin d'Arcachon en même temps que les boiseries
accortes des Pins. Noé Pamarot, qui avait subi une échographie le matin même et
Malek Cherrad, de retour de sélection algérienne, sont finalement bien du
voyage.
Et c'est un temps quasi estival qui a accueilli le groupe, comme nous l'a confié
Gernot Rohr par téléphone, hier en début de soirée, avant de s'attabler devant
un plateau d'huîtres du cru.« II y a un soleil fantastique, il fait plus chaud
ici qu'à Nice ! La journée s'est bien passée. Après une collation, nous sommes
partis faire un footing côté bassin. J'ai été surpris, c'est la première fois à
la sortie de l'hiver que je vois des plages aussi propres ! » s'extasiait le
coach.
Au terme du footing, la troupe a participé à une séance d'entraînement sur le
terrain du phare. « On a fait un travail devant le but. il manquait juste
Valencony qui soufrait un peu des adducteurs et Noé Pamarot que l'on ménage
encore. Tous les autres qui relevaient de petits bobos (Ndlr : Traoré et Roy)
ont pu s'entraîner normalement » nous a précisé Rohr.
Bienfaisance et bombance au
stade du Ferret
Hier soir, à la table des Aiglons, il y avait soupe de poisson, salade de saison
et du bar en provenance des pêcheurs du Cap-Ferret. Rien que des saveurs
locales.
A plus de 800 kilomètres du stade Louis II, les Niçois n'en oublient pas pour
autant l'essentiel : en effet, après le repas, en guise de pousse-café, c'est
une K7 de Monaco qu'ils ont visionnée en lieu et place de Maigret.
Aujourd'hui, la journée se déroulera en deux temps. Une séance d'entraînement
agrémentera la matinée, tandis que la soirée s'articulera autour d'un match de
bienfaisance au stade du Cap-Ferret.
« On va rencontrer une sélection des meilleurs joueurs du Bassin parmi lesquels
il y aura quelques anciens comme Jean-Pierre Papin ou Jérôme Gnako explique
l'entraîneur niçois. Ce match est au profit des ostréiculteurs et à la mi-temps,
il y aura une grande dégustation d'huîtres offerte au public. Je crois même que
les caméras de Canal Plus, TPS et France 3 sont de la partie. »
Papin et Gnako.Ça ne vaut certes plus Nonda et Rothen.Mais tout vient à point à
qui sait attendre...