Nancy - Nice

 

 

Fiche technique

Stade Marcel Picot, AS Nancy Lorraine bat OGC Nice 1 à 0 (mi-temps 1-0)

8.000 spectateurs environ

Arbitre : M. Bré

But :

Nancy: Curbelo (23è)

Avertissements :

Nancy: Andre Luiz

Nice: Veigneau

Les équipes:

Nancy : Sorin (c) - Sauget, Diakhaté, Lécluse, Biancalani, André Luiz - Gavanon (Dosunmu, 77è), Bérenguer, Dia - Kim (Zerka, 69è), Curbelo

Nice : Grégorini - Varrault (c), Kanté, Yahia, Veigneau - Echouafni, Balmont (Vahirua, 58è), Rool - Bellion (Larbi, 67è), Moussilou, Camara (Koné, 58è)

 

Résumé Sport24.com

L’histoire se répète

Comme en finale il y a cinq mois, Nancy a battu Nice (1-0) en 16es de finale de la Coupe de la Ligue. Plus réalistes, plus solidaires, les Lorrains défendront leur trophée encore un tour au moins alors que les symptômes n’ont toujours pas disparu côté niçois.

Remake de la finale 2006, personne ne voulait véritablement parler de revanche à l’orée de ce Nancy-Nice, en 16es de finale de la Coupe de la Ligue. D’une part, parce que la page avait été tournée et aussi parce que les choses ont bien changé depuis cet affrontement au Stade de France. Après avoir découvert l’Europe, Nancy disputait son troisième match en moins d’une semaine alors que Nice attendait avec impatience le déclic qui lui permettrait de lancer enfin sa saison.

Nancy plus réaliste

Ce besoin de se rassurer se ressentait parfaitement dans le début de match des Niçois, volontairement placés très bas sur le terrain, à la recherche du moindre contre. Cela payait puisque les Aiglons se créaient les meilleures occasions bien que la possession de balle était largement à l’avantage de l’ASNL. Bellion, ainsi, parfaitement servi par Moussilou, ne pouvait cadrer seul face au but (7e) puis Diakhaté était tout près de tromper son propre gardien en dégageant un centre de Camara sur son propre poteau (11e). La réaction nancéienne était immédiate et percutante. Parti de son propre camp, Dia effaçait trois défenseurs pour se présenter devant Gregorini et obliger le gardien niçois à un joli réflexe du pied (12e). Le Gym se croyait maudit ensuite lorsqu’il voyait Bellion manquer une nouvelle opportunité (22e), au contraire de Curbelo, qui marquait avec un bel opportunisme, prolongeant une tête de Kim sur un corner (1-0, 25e). Le chat noir était toujours là. Cette ouverture du score accablait d’ailleurs les Sudistes qui ne parvenaient plus à menacer Olivier Sorin. A l’inverse, Nancy, maître du milieu de terrain, récupérait tous les ballons et s’infiltrait plusieurs fois dans la surface adverse avec notamment un Dia très remuant (29e, 39e) et un Gavanon disponible (32e).

Nancy gère

La pause intervenait donc à point nommé côté niçois pour recharger les batteries, oublier ses déboires et retrouver un peu d’envie. Au retour des vestiaires, on sentait bien ainsi la volonté de réagir. Mais c’est Nancy qui était le plus dangereux. Le coup-franc de Gavanon était trop enlevé (49e). Kim, légèrement accroché, ne pouvait tirer à six mètres du but (54e). Puis Dia, après un nouveau festival, ne trouvait personne en retrait (59e). Impuissant, Frédéric Antonetti n’avait d’autre choix que de tenter le tout pour le tout en faisant rentrer successivement Koné, Vahirua et Larbi. Hormis une volée trop croisée de Baky Koné (68e), rien, véritablement, ne venait troubler la sérénité de l’ASNL qui gérait son avantage. Jusqu’à cette ouverture limpide de Vahirua dans le dos de la défense à dix minutes de la fin. A la retombée, seul face au but, Moussilou tentait un plat du pied qui partait en tribunes (80e). Nice avait laissé passer sa chance puisque le coup-franc suivant de Vahirua ne trouvait pas le cadre (85e) alors que Nancy essayait de conserver la balle le plus haut possible. Les Aiglons se lançaient vainement dans les dernières minutes dans un torpillage de longs ballons en avant, tous voués à l’échec. Cinq mois après, l’histoire n’a pas changé. Nancy s’impose (1-0) et peut toujours défendre son titre.
 

Avis Latérale Nissart

Les niçois sont de nouveau passés à travers. Comme d'habitude! Aucune envie...comme d'habitude. Et des joueurs plus mauvais les uns que les autres. Et dire que Maurice pense remplir son stade à 33 euros la place face à Valenciennes! Il va bien falloir faire quelque chose car même si le président niçois réaffirme en permanence (à qui veut l'entendre) que Nancy avait 0 point l'an passé et qu'à l'arrivée ils ont terminé 10ème... Encore faudrait-il avoir de la volonté!

 

Réactions

Frédéric Antonetti:

Même si en première période nous avons été dominés un peu territorialement, nous avons placé quelques contres qui auraient pu faire mouche. Je pense qu'au niveau des occasions, nous menons six à deux : cinq occasions que nous nous procurons nous-mêmes et celle où Pape Diakhaté met le ballon sur le poteau. Eux ils ont le but, si l'on peut parler d'une occasion car c'est un corner mal tiré et le festival de Dia sur le côté. Quand on réagit comme on l'a fait dans la dernière demi-heure, il y a beaucoup d'espoir quand même parce qu'on a déstabilisé cette équipe de Nancy. Mais nous n'avons pas mis le but qui aurait pu nous faire revenir dans le match. C'est comme ça : quand vous avez la tête sous l'eau parfois, la réussite vous fuit. Il faut réagir, se remettre en question, analyser ce qui va, ce qui ne va pas.
 

Paul Fischer:

Le succès fut difficile car Nice était bien en place. Nous savions que ce serait un match compliqué mais on a su le débloquer sur un coup de pied arrêté, comme ça se passe souvent. Nous avons été inquiétés en première période et nous ne sommes pas passés loin de la correctionnelle car ils ont eu trois occasions dangereuses. En deuxième période, on a un peu resserré les lignes. Après deux matchs nuls et une défaite, nous avons retrouvé un peu la dynamique et surtout nous n'avons pas pris de but. Issiar Dia a fait de bonnes choses : il est percutant, il va vite et a démontré de grandes qualités. Maintenant, il faut qu'il tienne sur tout un match.