Lyon-Nice
Fiche technique
Stade de
Gerland, Olympique Lyonnais bat OGC Nice 2 à 1 (1-1)
38.545 spectateurs
Arbitre : M. Piccirillo
Buts :
Lyon: Tiago (21è), Malouda (50è)
Nice:
Ederson (39è)
Avertissements :
Lyon: Caçapa, Pedretti
Nice: Jarjat, Rool
Les
équipes:
Lyon : Coupet - Reveillere, Cris, Caçapa, Abidal - Tiago (Juninho, 52è),
Pedretti, Clément, Malouda (Müller, 83è) - Fred, Govou (Benzema, 62è). Ent:
G.Houiller.
Nice : Lloris - Jarjat, Abardonado (c), Yahia, Tchato - Balmont, Diakité, Rool (Vahirua,
77è) - Ederson - Koné, Bagayoko (Camara, 65è). Ent: F.Antonetti
Résumé Sport24.com
Plus qu’une !
Visiblement encore sous le choc de l’élimination à Milan, les Lyonnais ont
éprouvé les pires difficultés à se défaire des Niçois samedi soir (2-1). Une
victoire heureuse pour les Gones qui ne sont plus qu’à deux points d’un 5e sacre
consécutif.
Quatre jours après le
cauchemar de San Siro, Lyon reprenait le chemin de la Ligue 1. L'OL cherchait
surtout à se rassurer et se rapprocher un peu plus d'un 5e sacre consécutif
avant d'accueillir, mardi prochain, Marseille en Coupe de France. Le doublé
étant devenu désormais l’objectif de fin de saison, Gérard Houllier avait décidé
de laisser au repos Carew, Wiltord, Clerc et Diarra. Les Niçois n'étaient pas en
reste au niveau des joueurs préservés. La finale de la Coupe de la Ligue, seul
moyen pour les hommes de Frédéric Antonetti d'accrocher un strapontin européen,
approchant à grand pas (le 22 avril), Varrault, Traoré et Echouafni, sous le
coup d'un avertissement, synonyme de suspension pour le grand rendez-vous au
Stade de France, étaient restés sagement sur les bords de la Méditerranée.
Autant dire que cette rencontre ne semblait pas être la priorité des deux
formations.
Nice aux points
Petite
surprise côté lyonnais au coup d’envoi, Juninho ne figurait pas dans le onze de
départ concocté par Gérard Houllier, remplacé par Clément dans l’entrejeu alors
que Frédéric Antonetti se permettait, lui, de laisser sur le banc Bellion et
Vahirua. Le terrible dénouement de Milan semblait être encore bien présent dans
les têtes lyonnaises en début de match. Car même si Lyon se procurait la
première grosse occasion de la partie avec une tête à bout portant de Fred sur
laquelle Lloris réalisait un superbe arrêt réflexe (11e), c’est bien Nice qui, à
la surprise générale, monopolisait le ballon, pourtant marque de fabrique des
Gones sous l’ère Houllier. D’ailleurs, la réaction niçoise ne tardait pas
puisque moins de trois minutes après l’occasion de Fred, Koné servait en retrait
Ederson qui tentait sa chance en première intention. Malheureusement pour les
Aiglons, Coupet se trouvait sur la trajectoire (14e).
Les mouvements manquaient côté lyonnais mais surtout, Fred paraissait bien
esseulé en attaque. Et derrière, on ne peut pas dire que les Gones semblaient
également très sereins. Caçapa se faisait chiper le ballon dans les pieds par
Koné qui partait seul vers le but de Coupet. Mais l’attaquant de poche prenait
la mauvaise décision en tentant sa chance de loin alors qu’il avait la ligne
droite de Longchamp devant lui (18e). Une occasion en or gâchée par l’ancien
Lorientais qui allait s’en mordre les doigts quelques minutes plus tard. Sur un
corner de Pédretti, Lloris dégageait du poing. Le ballon revenait sur Clément
qui intelligemment remettait sur Tiago. Ce dernier tentait alors sa chance. Le
ballon naviguait dans une fôret de jambes avant d’arriver jusqu’à Fred, qui en
force, ouvrait le score (1-0, 23e).
Un but qui faisait le plus grand bien aux Lyonnais. La machine semblait enfin
repartie de plus belle. Ne manquait plus que la fluidité dans le jeu et donc les
occasions franches. Car hormis un débordement de Malouda, ponctué par un
extérieur de Govou, hors cadre (35e), Lloris n’avait pas trop de souci à se
faire. Et dans ces cas là, le moindre contre peut s’avérer fatal. Sur l’un
d’eux, Rool distillait une merveille d’extérieur du pied pour Ederson. Ce
dernier crochetait Réveillère avant d’enrouler une frappe magnifique du pied
droit qui venait chatouiller le poteau de Coupet, avant de terminer sa course
dans les filets (1-1, 39e).
Maximum de réussite pour l’OL
Lyon ne
tardait pas à reprendre l’avantage dans cette rencontre. A peine 7 minutes après
le début de la deuxième période, Réveillère réalisait un bon centre pour Fred, à
la lutte avec deux défenseurs. Le ballon arrivait jusqu’à Malouda qui tentait et
réussissait une splendide volée qui venait se loger dans le petit filet de
Lloris (2-1, 52e). Un soulagement pour l’OL qui, bizarrement, ne haussait
toujours pas le rythme de la partie. Malgré l’entrée en jeu de Juninho, Lyon
manquait de percussion, d’assurance dans les passes et n’arrivait pas à se
projeter rapidement dans le camp des Niçois. Et sur une nouvelle bévue de Caçapa,
Nice était tout près de refaire une nouvelle fois son retard. Mais Coupet se
montrait impérial sur un enchaînement contrôle de la poitrine-frappe du gauche
de Bagayoko (63e).
Malmené par des Niçois qui jouaient crânement leur chance, Lyon subissait dans
les 20 dernières minutes. Sentant que son équipe n’était pas au mieux, Gérard
Houllier décidait même de renforcer sa défense pour assurer ce résultat en
faisant entrer Müller à la place de Malouda. Comme face au Milan AC, Lyon
reculait dangereusement mais Yahia, de la tête, loupait inexplicablement le
cadre alors qu’il se trouvait seul au deuxième poteau (87e) puis Balmont, après
un joli numéro, voyait son centre, fort devant le but, filer devant tout le
monde (90e+2). Lyon s’impose finalement 2-1 sans avoir véritablement rassuré
complètement ses supporters. Mais en cas de victoire dans une semaine à Paris,
les Lyonnais fêteront leur 5e titre consécutif. Du jamais vu dans l’histoire du
football français ! Les Niçois (10es), quant à eux, peuvent nourrir quelques
regrets mais pour eux, l’essentiel est ailleurs avec cette finale de Coupe de la
Ligue dans deux semaines. Il y aura une dernière préparation à bien négocier la
semaine prochaine à domicile face à Rennes.
Avis Latérale Nissart
Il n'a pas manqué grand chose au gym pour revenir avec le point du match nul. Un peu de réalisme comme d'habitude. Pour le reste, la majorité des supporters s'attendait à une tôle et elle n'a pas eu lieu. Tant mieux!
En conclusion, cette défaite, on s'en fout un peu!
Réactions:
Frédéric Antonetti:
« Vous me voyez avec le sourire, car si Nice a perdu à Lyon, j’avoue que j’ai assisté à un très bon spectacle. Et je suis spécialement satisfait du contenu de notre match. On a parfois réussi à faire douter Lyon. Et en vue de la suite, il y a donc lieu d’être content et optimiste, car Nice est en train de construire un groupe compétitif. Disons que ça commence à ressembler à quelque chose. On se retrouve dixièmes. Je pense qu’on méritait un peu mieux. Cette saison me laisse quelques regrets. Mais surtout beaucoup d’espoirs par rapport au contenu de nos matches et à la progression de notre jeu et de l’équipe. Quant à la finale de la Coupe de la Ligue, ce sera évidemment un match différent de celui de Lyon. »
Gérard Houllier :
« Il
s'agit d'une victoire particulière car c'est probablement la victoire du titre.
On pourrait en effet être champions dans le train qui nous amènera à Paris si
Bordeaux ne gagne pas à Lille la veille. On n'était pas dans un grand soir. Il
aura fallu surmonter la déception de l'élimination contre Milan pour
s'accrocher. Je savais qu'on ne serait pas brillants mais je tiens à féliciter
les joueurs pour les vertus dont ils ont fait preuve. Le jeu fut un peu
laborieux mais les joueurs ont répondu présents mentalement.
On a eu 20 premières minutes durant lesquelles on était à côté de notre jeu sans
être mis en difficultés. Le but de Fred a eu le mérite de réveiller les joueurs
qui se sont plus portés vers l'avant. Le but que nous avons encaissé m'a rappelé
celui contre Toulouse : un coup franc suivi d'un contre rapide. A la mi-temps,
je leur ai rappelé que nous n'étions qu'à quelques minutes du titre.
L'explication à nos difficultés de la soirée est simple : nous sommes des
hommes. Nous avons tous été très affectés par la défaite de mardi. L'élimination
a provoqué chez nous une sorte de déprime. Je rends donc hommage aux joueurs qui
sont parvenus à mettre leur déception de côté pour s'imposer. Je tiens également
à saluer notre public qui nous a constamment soutenu. Je l'ai dit depuis le
début de la saison : ce public est fantastique. On l'avait vu dès le match
contre Nancy lorsque les spectateurs nous avaient poussé pour permettre à Caçapa
d'inscrire le but de la victoire. Il nous reste désormais à battre plusieurs
records dont les 80 points et terminer le championnat sans la moindre défaite. »
Jean-Michel Aulas:
« On s’est encore rapprochés du titre. Mais bon, à Milan, on a cru s’être beaucoup rapprochés de la demi-finale de la Ligue des Champions, et on sait ce qu’il est advenu… Restons donc à la fois réalistes et sereins. La perspective de remporter un cinquième titre d’affilée est en tout cas plus qu’un lot de consolation. Et il ne faudrait surtout pas banaliser ce qu’on est en train de réaliser. Ce serait formidable en tout cas d’être sacrés à Paris, où nous voulons par ailleurs démontrer en compagnie du club parisien qu’il y a moyen de réussir une belle fête du football entre deux grandes villes qui s’affrontent. Il y aura 2 500 supporters lyonnais au Parc dimanche prochain. »
Florent Malouda:
« Eh bien voilà, on touche presque au but ! Après l’énorme déception de Milan, il était important de rebondir. Mentalement, ç’a été dur de passer aussi près de quelque chose de grand. Cela explique probablement ces moments de flottement qu’on a parfois connus ce soir. Mais on a su aller chercher le résultat. Et c’est plus que jamais le moment de relativiser. Je reconnais que dans les dernières minutes du match, on a eu peur de revivre ce qu’on avait vécu à Milan. Mais cette fois, on s’en est heureusement sortis à notre avantage. J’espère du coup qu’on a chassé nos démons. Mon but ? C’est décidément plus facile pour moi de frapper du gauche que du droit, quand je compare ce que j’ai fait en première et en deuxième mi-temps ! Maintenant, on va s’attaquer à Marseille et à la Coupe de France. Et on espère bien aller au Stade de France ! »