LE VRAI SALAIRE DES NICOIS

                                                         

Le rapport qualité-prix de l' Aiglon défie toute concurrence. A en faire pâlir les dirigeants du star-system parisien, adversaire de l'OGCN mercredi. Face à Ronaldinho (114.336 € bruts) et Déhu (106.714 €), les deux plus Igros salaires du PSG, les Niçois font figure de parents pauvres de la L1, avec une grille qui oscille de 3.048 à 23.000 €. Au sommet (se trouve Kaba Diawara. L'attaquant devance José Cobos et Eric Roy (18.000 €), Yohan Bigné (14.500 €), Adekanmi Olufade (31.450 €) ou encore Christophe Meslin (10.600 €). Le défenseur Jean-Charles Cirilli remporte le titre du plus bas salaire pro (3.048 €), très loin des émoluments courants d'un défenseur moyen de L1 (28.000 €) ou même du troisième gardien au PSG (7.622 €). Everson, révélation brésilienne de la saison, est payé 10.000 € environ, loin de sa cote actuelle estimée, au moins, à trois fois plus.


Pour compenser cette grille light, le président Maurice Cohen a instauré prîmes (traditionnelles) et intéressements (plus novateurs). Avec un enchaînement de victoires (686 € pièce) et pour chaque point marqué (457 €), les joueurs niçois peuvent augmenter de 15 % à 35 % leur salaire de base. En fin de saison, ils auront un beau pécule à se partager grâce aux intéressements sur la billetterie : 70 % des bénéfices réalisés au-delà de 8.000 spectateurs, la moyenne à ce jour s'élevant à 12.161, Ils se répartiront aussi 50 % de la prime de classement versée aux clubs par la Ligue. Plus symbolique, la « prime » en nature se pratique aussi régulièrement. Jaguar, sponsor du club, prête quelques-unes de ses élégantes. « Moi je roule avec ma Twingo, l'assurance de la Jaguar, c'est trop cher ! », plaisante Cirilli le smicard.


Smicards, oui, mais pas « Cosette » pour autant. En atteste le sort des joueurs qui cumulent salaire de l'OGC et complément du club prêteur. Kaba Diawara émarge ainsi finalement à 68.500 € (22.800 de Nice + 45.700 du PSG). C'est aussi le cas de Damien Grégorini et Jacques Abardonado (15.250 € chacun à Nice) qui perçoivent environ 30 % supplémentaires de l'OM. Les modestes moyens du club ont néanmoins permis de bâtir une équipe compétitive. Mais évidemment pas de s'offrir un Marco Simone  à 274.400 €, même si l'attaquant a bien lui-même tenté le forcing, « Nous n'aurions pu payer  qu'une infime partie (ndlr, 10 % et le reste pour Monaco) de son salaire ! », assure Maurice Cohen.

 

                                             EXTRAIT DU JDD 19/01/03