La fin du grand stade
Latérale Nissart

Comme on pouvait s'en douter le grand stade niçois a une nouvelle fois été enterré par la justice administrative. On se posera tout de même la question sur les silences répétés sur le sujet du Ministre de l'aménagement du territoire Christian Estrosi (lui qui vient d'être investi par l'UMP pour représenter les niçois aux prochaines législatives!!!)
Quoiqu'il en soit cette nouvelle déconvenue qui va coûter fort cher aux contribuables niçois. En effet, L'entreprise Cari qui avait commencé les travaux avant l'autorisation définitive, va envoyer sa note de quelques dizaines de millions d'euros à la mairie de Nice: "Il y a les investissements que nous avons déjà faits pour la préparation du projet, les incidences financières de la mobilisation et de la démobilisation des moyens prévus pour l’opération, et le manque à gagner pour la perte d’un contrat"
Nice Matin, aujourd'hui, revient sur les quelques dossiers marquants qui sont tombés à l'eau. Extrait:
1998 : la
Coupe du Monde de football se déroule en France et Nice n’accueille aucun match.
Une vraie occasion manquée.
Quelques années plus tôt en 1992, la cinquième ville de France est pressentie
pour être l’un des dix sites accueillant le Mondial. La municipalité alors
conduite par Honoré Baillet est incapable de saisir l’opportunité. L’Etat
s’engageait à financer à hauteur d’un tiers un stade d’au moins 40 000 places.
La Région et le Département auraient aussi été sollicités.
2003 : la rénovation du stade du Ray – 22 000places.
Programmée et présentée comme un projet superbe, idéal, desservi par le tramway,
sur un site qui a une histoire et une âme, il capote lamentablement. La faute à
Michel Vialatte, alors directeur général des services de la ville, qui se
retrouve au cœur d’une histoire de marchés truqués. Il sera condamné à 5 ans de
prison dont 18 mois avec sursis. Le "magnifique" projet tombera dans la foulée.
2006 : le grand stade de Nice Saint-Isidore.
Ses 32 000 places, des commerces, des bureaux, des espaces d’entraînement, des
spectacles et des grandes manifestations programmées en plus du foot. La
construction et l’exploitation sont confiées à un géant du BTP azuréen, CARI.
C’était sans compter sur le coup de griffe du préfet et d’un élu de l’opposition
municipale, Jean-François Knecht, qui tordirent le cou au projet.
L'avenir
du grand stade c'est deux projets. Le premier présenté par l'OGC Nice et le
second par Rudy Salles mais à quoi bon en parler tant on sait que la politique
est plus importante que l'avenir de l'OGC Nice. Il faudra peut être s'en
souvenir lorsque vous mettrez votre bulletin dans les urnes l'année prochaine
car on peut constater que les intérêts personnels prennent souvent le pas sur
les intérêts collectifs, à droite comme à gauche d'ailleurs.