Nice-Nancy: la revue du web
Latérale Nissart
Les joueurs vus par le web
Lloris n’a rien eu à faire, bien protégé par son axe central et notamment Kanté qui a su s’imposer dans les duels tout en montant sur les coups de pied arrêtés. Varrault a souvent pris son couloir mais il a trop souvent dû se débrouiller seul par manque de soutien. Au milieu, Echouafni a fait jouer son expérience alors que Rool avec sa fougue habituelle a distillé quelques bons ballons de sa patte gauche. Mais c’est le tandem Vahirua – Ederson qui est apparu comme le véritable fer de lance de l’attaque niçoise en première période. Le Tahitien, sorti à la mi-temps, semblait pourtant en pleine forme, réalisant des gestes techniques de toute beauté même si quelquefois plus de simplicité aurait été bienvenu. Le Brésilien a lui brillé durant 45 minutes avant de s’éteindre complètement. Devant, Bellion a été assez discret alors que Moussilou entré à la pause a une nouvelle fois tout raté.
L’opposition des styles niçois et nancéien avait offert une belle première période, rythmée et riche en occasions. La seconde l’aura été nettement moins, notamment parce que Frédéric Antonetti remplaçait un de ses joueurs capables de poser des problèmes à l’adversaire par ses courses, Marama Vahirua, comme c’était le cas en première période. Le coach niçois faisait ainsi deux orphelins, Bakary Koné et Honorato Ederson, nettement moins en vue après le repos, à part lorsque Traoré ou Rool venaient les épauler en fin de rencontre.
Le match vu par le web
Nice s'abonne aux nuls
Cinquième match nul en six sorties pour Nice qui partage les points cette
semaine avec Nancy (0-0). Malgré un penalty oublié pour les Niçois, aucune
équipe n'a semblé pouvoir l'emporter dans le jeu. Les Aiglons restent en
position dangereuse au classement, alors que Nancy marque décidément le pas.
Nice et
Nancy ont gardé de grands souvenirs de leurs dernières rencontres. Entre un
match de championnat qui s'était terminé dans la nervosité la saison dernière,
le sacre de Nancy au Stade de France en Coupe de la Ligue en avril et
l'élimination des Aiglons par les Lorrains dans cette même coupe cette année,
Niçois et Nancéiens ont pris l'habitude de se croiser. Les deux équipes arrivent
au Stade du Ray avec deux objectifs distincts: prendre enfin les trois points
pour Nice qui reste sur quatre matches nuls en cinq rencontres et l'emporter
pour la première fois de la saison à l'extérieur pour les Nancéiens. A l'issue
d'une rencontre qui n'a jamais vraiment débuté, les deux équipes se séparent en
ayant répondu à aucun de ces souhaits.
Première période: Retard à l'allumage
Drôle de rencontre au Stade du Ray. Après dix minutes de retard suite à un
mouvement de protestation des arbitres de Ligue 1, les joueurs pénètrent sur une
pelouse désertée par le président de l'OGCN, Maurice Cohen, par le président de
l'ASNL, Jacques Rousselot et par l'entraîneur des Aiglons, Frédéric Antonetti,
tous suspendus. Du côté des supporters, le stade sonne bien creux suite à un
mouvement de grève des ultras niçois. C'est sans doute pour cela que le début de
match est poussif et malgré deux alertes niçoises d'Ederson (8e) et de Koné
(12e), les deux équipes se maîtrisent sans mal et semblent hésiter pour prendre
les choses en main.
Ce sont les Niçois qui vont allumer la première mèche avec une tête à bout
portant de Kanté que Sorin détourne d'une magnifique parade (27e). Sur le
contre, les Lorrains répliquent immédiatement mais Brison, pourtant
formidablement démarqué, hésite entre le centre et le tir et avorte une occasion
très nette. Ces deux actions ont le mérite de débrider, enfin, la rencontre. Les
Niçois en profitent pour dominer la fin de la première période notamment grâce
aux gestes techniques de Vahirua et Koné, qui font de plus en plus la
différence. Rool se distingue par une frappe aux 25 mètres à côté (29e). Vahirua
à l'occasion d'ouvrir la marque sur une splendide frappe, encore détournée par
Sorin (35e) avant que Bellion ne manque une reprise qui aurait pu faire mouche
(36e).
Seconde période: Un penalty non sifflé
L'entame de la seconde période ne vaut guère mieux que le round d'observation de
la première. Profitant d'un choix de coaching étrange, Moussilou a remplacé
Vahirua, pourtant percutant en première période. Les Nancéiens se bornent à
contenir les Niçois, qui, eux, perdent leurs marques offensives en s'entêtant à
passer par le centre. Du coup, le côté droit niçois, efficace en début de match,
n'est plus alimenté en ballon. C'est donc Nancy qui essaye d'en profiter lorsque
N'Guemo profite d'un beau travail de Curbelo pour placer une tête sur Lloris,
alors que le jeune Camerounais était bien seul (53e). Après cette attaque
lorraine, le match s'essouffle. Nancy contient parfaitement l'OGCN, mais n'en
profite pas pour placer quelques attaques. Nice s'emmêle les pinceaux et se
laisse dominer par les Lorrains.
Il faut un coup de théâtre pour réveiller la fin de match. Sur la seule occasion
niçoise de la période, Moussilou et Ederson s'avancent seul devant Sorin sur un
ballon aérien. Sorin rate le ballon mais effectue une magnifique prise de judo
sur le Brésilien, qui s'effondre à juste titre. L'arbitre ne bronche pas et la
tension en profite pour monter d'un cran. Koné sort d'ailleurs sur une civière,
le souffle coupé, sur une intervention de Diakhaté pourtant licite. Il ne
reviendra pas sur la pelouse. Le dernier frisson reviendra à Curbelo, sur une
reprise contrée dans les arrêts de jeu, mais décidément, Nice semblait trop
limité pour l'emporter et Nancy pensait trop à son match nul pour prétendre
repartir avec les trois points.