Le grand stade: coup d'arrêt du tribunal administratif

 

 

Extrait AFP


Le tribunal administratif de Nice a suspendu jeudi l'exécution du contrat passé par la ville en vue de la construction et de l'exploitation du grand stade de Nice, destiné au football, après une procédure en référé du préfet des Alpes-Maritimes. "L'exécution du contrat signé le 18 janvier 2006 entre la ville de Nice et le groupement Cari en vue de la construction et de l'exploitation du grand stade de Nice est suspendue", affirme le jugement rendu par Anne Gaillard, juge des référés à la 5e chambre de la juridiction administrative. Cette décision fait suite à une audience mardi qui portait sur les conditions d'attribution par la ville de Nice d'une délégation de service public (DSP) au groupement d'entreprises conduit par la société Cari-Spada. Le préfet des Alpes-Maritimes Pierre Breuil qui vient de quitter son poste après avoir été nommé inspecteur général de l'administration au ministère de l'Intérieur, avait souligné dans son recours avoir un "doute sur le strict respect de l'égalité entre les deux candidats" au cours de la procédure d'attribution qui avait suivi l'appel d'offres. En janvier, le conseil municipal de Nice avait en effet choisi ce groupement d'entreprises au détriment du groupe Vinci, pour la construction d'un nouveau stade de football, d'une capacité de 32.826 places assises, comprenant également un ensemble de locaux commerciaux et de bureaux. Le projet devait être livré d'ici à la fin 2007. Pour cette opération, d'un coût de 90 millions d'euros, la ville de Nice a opté pour la formule de la DSP au profit de ce partenaire privé, bâtisseur et concessionnaire pendant 30 ans. L'annonce du recours du préfet, début juillet, a conduit le maire a repousser l'attribution du permis de construire alors que Cari-Spada a déjà entrepris des travaux préparatoires qu'elle estime à 10 millions d'euros.

Latérale Nissart:

Comme quoi à Nice, l'histoire est un éternel recommencement...

Ne peut-on jamais faire les choses dans les règles? Ne peut-on jamais ficeler un dossier correctement?

A Nice, non! l'affaire Vialatte n'a pas suffit, c'est dommage!     

Les contribuables niçois en sont déjà de leur poche pour 10 millions d'euros... et les supporters niçois ne verront sans doute pas le stade de sitôt... sûrement au grand bonheur des adversaires politiques de gauche, mais aussi de droite, de la mairie.

Seuls les supporters (mais aussi le club) resteront frustrés par cette décision, même ceux qui préféraient le Ray, comme nous.