Marseille, rien de neuf avant Nice...

MARSEILLE, 27 fév 2004 (AFP) - Les
équipes passent, mais le mal marseillais persiste, comme l'a de nouveau révélé
la poussive victoire jeudi contre les Ukrainiens de Dniepropetrovsk en 16e de
finale de la coupe de l'UEFA de football (1-0) qui laisse augurer un déplacement
délicat à Nice dimanche en L1.
"Dniepropetrovsk est une équipe du niveau de milieu de tableau de L1", avait
déclaré l'entraîneur José Anigo avant la rencontre. De surprise, il n'y eut pas:
comme face à Rennes, Lens, Lille ou... Nice, l'OM a souffert pour l'emporter en
gagne-petit au Vélodrome, renvoyant à la saison prochaine l'espoir de jours
meilleurs.
Plus personne, et surtout pas Anigo qui devrait être prochainement reconduit à
son poste avec Laurent Blanc comme directeur sportif, ne semble d'ailleurs en
douter. "Je ne suis pas certain que l'on retrouvera un fond de jeu d'ici la fin
de saison", concédait-il ainsi. Un peu dépité, mais surtout totalement réaliste.
Il faudra donc faire quelques mois encore avec ces matches de raccroc, ces
tourniquets au milieu de terrain en l'absence, stigmatisée par Anigo, d'un
véritable créateur, et ces carences offensives que le seul Drogba, physiquement
émoussé, ne peut plus masquer.
Rien de neuf donc, au révélateur ukrainien. Et le match retour mercredi
s'annonce coriace, dans un stade que l'on imagine hostile et une équipe
probablement renforcée par son buteur vedette Oleg Venglinsky.
"chercher des points"
L'OM ira pourtant "chercher des points" à Nice, affirme Anigo. Histoire de
rester dans le peloton des possibles "Européens". Mais dans ce "match de coupe",
dixit Anigo, l'OM sera particulièrement attendu. Car les Niçois ont encore en
tête le noir scénario du match aller, où un penalty de Drogba à la 94e minute
avait scellé le sort d'un match étouffant (2-1).
"Ce match trotte toujours dans nos têtes. Ce fut une défaite très indigeste",
confirme l'entraîneur de Nice Gernot Rohr. "Nous avons 4 points de retard sur l'OM,
qui dispose d'autres moyens financiers et d'autres infrastructures. Mais sur une
rencontre, on a envie de rivaliser", assure-t-il, lançant au passage un
improbable compliment: "Marseille est devenu plus rigoureux et a compris qu'il
lui fallait s'imposer physiquement. Il ressemble à Paris".
Dans un match classé à haut risque par la Ligue de football professionnel (LFP)
et qui mobilisera comme l'an dernier deux escadrons de gendarmes mobiles, une
compagnie et demie de CRS et une centaine de policiers, Nice jouera en tout cas
"à 200%", selon le défenseur Noé Pamarot. "Nous essaierons de montrer que nous
sommes la meilleure équipe du Sud malgré l'absence de noms ronflants", promet-il
encore.