Nice tient à arbitrer la course au titre

 

 

NICE, 26 mars (AFP) - Nice, invaincu depuis le 14 février, entame samedi face à Lyon en match de la 30e journée du championnat de Ligue 1 de football, la première de ses confrontations au stade du Ray avec des candidats au titre comme le Paris SG et Monaco ou à l'Europe comme Auxerre.

En dépit d'un calendrier périlleux, les Niçois ne tiennent pas à connaître les regrets de la saison passée où, une fois le maintien assuré, ils avaient dégringolé de la 2e à la 10e place au classement.

"Déjà assurer l'Intertoto et pourquoi pas rêver à l'UEFA ? Après les trois prochains matches (OL, Bastia, PSG), on verra plus clair", avance Olivier Echouafni.

"C'est vrai qu'un succès sur le champion de France pourrait constituer un déclic. Mais il est sur une formidable dynamique en L1 (8 victoires en 10 journées) et aura à cour d'effacer son revers de Porto", précise l'entraîneur Gernot Rohr.

"Pour battre cette formation, l'une des huit meilleures du continent, il faudra être efficace et lucide. Je ne veux pas de mauvais geste comme on en avait vu de part et d'autre, pouvant permettre une interprétation, Lyon est aussi champion de France", ajoute encore l'entraîneur niçois se référant au match aller (5-0).

Les absences de Sydney Govou et de Florent Malouda suspendus, l'incertitude concernant le milieu de terrain brésilien Juninho (otite), n'entament pas le potentiel rhodanien aux yeux des Niçois, privés de Romain Pitau et Sammy Traoré sur suspension, mais comptant sur un Lilian Laslandes prêt à fêter dignement son 300e match en L1.

Plus précoce qu'à l'accoutumée dans sa prise de pouvoir, Lyon connaît désormais le prix de son indépendance vis-à-vis des résultats de Monaco devancé au goal-average et du PSG à trois longueurs. "Si nous pouvons l'emporter chez un adversaire toujours difficile, nous montrerons à nos rivaux que nous sommes performants", explique Eric Carrière, souvent utilisé après les matches de Ligue des champions.

"Nice n'a sans doute pas digéré la déception de l'aller. Mais nous voulons réagir après la défaite de Porto et remettre tout à plat", conclut Patrick Mueller.