TFC : il fallait être bon et patient

 

Extrait la dépêche du midi

 

               

 

Pour n'avoir pas su se mettre à l'abri au cours d'une première période de fort belle facture, le TFC a dû en passer par les prolongations et quatorze tirs au but pour acquérir (en principe) le droit de recevoir Rennes dans trois semaines.

Devant une équipe niçoise visiblement carbonisée par tous les matches qu'elle a dû ingurgiter depuis la reprise, les Toulousains ont laissé une excellente impression une heure environ, jusque grosso modo au moment où Emana est sorti sur une civière. Déjà privé d'Avezac, gêné par ses adducteurs, le TFC a perdu en vivacité avec la sortie du jeune Camerounais, dont le rendement était tel que Gernot Rohr a modifié son système défensif pour lui coller au short Pamarot, le méchant de service le plus connu du championnat.

C'est dire si le côté droit toulousain, où Ocokoljic a également souvent amené ses courses et ses centres, était particulièrement performant, sur le dos du joker niçois Léonard, à court de condition. C'est d'ailleurs de cette aile que vont venir les plus grosses actions téfécistes, centre fuyants d'Ocokoljic (4e et 45e) ou grosse activité d'Emana, au four et au moulin (18e et 24e). Le jeune Camerounais s'est hissé, en qualité, au niveau du Brésilien Fernandao dont les débuts au Stadium sont extrêmement prometteurs: un seul homme, et voilà le TFC qui joue de l'avant, dans le bon sens, au point d'asphyxier la grosse défense azuréenne.

Seulement, si les intentions sont remarquables, le tableau reste muet. Les Toulousains ne sont pas là où il faut au bon moment, et Grégorini sort le grand jeu (on pense à l'action de la 24e minute, amorcée par Emana, poursuivie par Taider dont l'extérieur du pied remarquable accouche d'un centre sur lequel le gardien niçois contre la frappe d'Eduardo avant que Cobos ne se jette sur la reprise de Fauré).

Bref, on passe le repos, et c'est Nice qui se crée aussitôt deux grosses occasions, Echouafni mettant une tête sur l'équerre à la réception d'un centre de Bigné (47e) avant que Revault puis Lièvre ne repoussent un coup-franc de Léonard (53e). Le temps passe, ni Fauré, ni Eduardo ne trouvent la bonne mire et Nice parvient à endormir la rencontre, tout en plaçant des contres dangereux. Sans aucune incidence sur le tableau. Prolongations donc, tout autant inutiles puisque les défenses tiennent le haut du pavé.

Il faut, après deux heures d'un match difficile, en passer par les tirs au but. Les deux formations terminent la première série à égalité, à 4-4, chaque gardien ayant réussi un arrêt. C'est donc au premier qui va manquer, mais il faut attendre les 13e et 14e tentatives pour en savoir plus long.

C'est le tour de Dao, contré par Grégorini. Sur indication de son juge de touche, chargé de surveiller les gardiens, M. Layec fait retirer le jeune défenseur qui la met cette fois au fond. Et comme Léonard expédie un missile dans les nuages, Toulouse se qualifie.

Ce n'est pas du goût des Niçois, qui s'en prennent au trio arbitral sur le terrain, provoquent des incidents dans le tunnel, avant de déposer une réserve technique. On devra donc patienter un peu.