Fernandao a la clé
Extrait l'Equipe + Latérale Nissart

Les équipes
TOULOUSE : Revault (cap.) - Ocokoljic, Dao, Aubey, L Clément - Dieuze, Balmont, Cardy, Avezac - Fernandao, Fauté, Remplaçants; Benuegnu (g), Lièvre, Taïder, Emana, Eduardo. Entraîneur : E. Mombaerts.
NICE :
Gregarini - Pamarot, Cabas (cap.),
Abardonada, Varrault - Signé, Pitau, Échouafni, Léonard - Laslandes ou G. Ba,
Meslin. Remplaçants : Munoz (g), G. Ba ou Laslandes, 0. Bakari, Diakité, Ben
Haddou. Entraîneur : G. Rahr,
La pluie fait des claquettes-normal, on est chez Nougaro - et l'autan charrie de
gros nuages et des bouts de phrases. « Du mental ! Du mental !... On ne lâche
pas ! » Derrière le Stadium, sur leur terrain d'entraînement, les « Pitchounes »
du Téfécé en bavent. À huit jours d'intervalle, ils vont devoir avaler deux gros
morceaux: Nice, tout à l'heure en Coupe de France, puis Lyon en Championnat, La
séance qui vient de s'achever a été musclée. « Il vaut mieux prévenir.. »
Érick Mombaerts, l'entraîneur des Violets, connaît le proverbe. Contre Nice il
s'attend, et ses joueurs aussi, à une rude partie. « J'espère que le message est
passé, On va jouer les Niçois, l'équipe la plus atypique du Championnat, l'une
des plus difficiles à déséquilibrer.
Psychologiquement ces gars-là ne lâchent jamais rien. Mais ce rapport de forces
ne me déplaît pas. » Les Toulousains, qui ont engagé en Championnat une longue
course poursuite afin de s'extirper de la zone de relégation, réclament ce genre
de rencontre. Un défi que Christophe Revault, gardien et capitaine, martèle avec
d'autres mats : « Il faut jouer chaque match comme si c'était le dernier. C'est
la logique de la Coupe. Aujourd'hui ça tombe bien, mais ça doit être notre credo
tout le temps, en Championnat, en amical, en Coupe. Quand on a vingt ans, comme
la plupart des gars chez nous, on doit avoir envie de tout gagner! »
À ce stade de la Coupe l'année dernière, Toulouse, qui évoluait alors en Ligue
2, avait reçu et sorti Lens (1-O), une autre référence défensivement. « Lens,
c'est aussi d'une grande dimension athlétique, poursuit Mombaerts, mais parfois
ça disjoncte. Les Niçois, eux, c'est très rare qu'ils passent au travers. Ils
sont très forts dans les duels et ont les arguments pour ça. Ils sont durs à
déséquilibrer, ils reviennent en permanence et leur état d'esprit finit par
faire la différence. »
Autrement dit, Toulouse va se coltiner une nouvelle fois les guerriers qui étaient venus au Stadium en Championnat il n'y a pas si longtemps et qui, à dix contre onze (expulsion de Cherrad avant la mi-temps) et à grands coups de boutoir en seconde période, avaient fini par arracher l'égalisation (1-1). Depuis lors, les Toulousains ont retrouvé un buteur, Fauté, qui en est à cinq réalisations dans le seul mois de janvier et ont enregistré l'arrivée de Femandao : « Avec lui, on peut encore élever notre qualité de jeu », dit Mombaerts.
De la bonne intégration du Brésilien dans le collectif toulousain dépend sans
doute le sort de ce seizième de finale
Côté niçois, avec la multitude d’absents pour différentes raisons (CAN,
blessures, suspension) Gernot a eu du mal à faire un choix mais il présente,
quand même, une équipe compétitive. Un point sur lequel Gernot doute ce matin
dans les colonnes du quotidien local en se posant la question à voix haute : «
Avons-nous un effectif pour jouer sur deux tableaux ? »
Y aurait il une baisse d’ambition du côté niçois ? On pourrait le penser !!!
Heureusement pour nous que Pamarot nous rassure en partie : « c'est un beau
challenge qui se présente à nous. Avec une pensée pour Bruno Valencony. Nous
espérons passer ce tour, et qu'il nous rejoigne le plus vite possible !».
Alors oublions les quelques problèmes d’effectifs qui se résoudront avec le
temps et jouons le coup à fond.
Et, comme dirait Rohr avant son affirmation sur la minceur de l’effectif niçois
: « Nous y croyons. Nous voulons effacer la désillusion en Coupe de la Ligue. »
RDV à 15 h au Stadium et un peu avant vers 11h40 sur TF1 pour le tirage des
huitièmes de finale.