Six raisons d'aimer le printemps
Extrait le républicain lorrain

Il n'y a pas que la course au titre dans la vie de la Ligue 1 et il n'y a pas
que PSG - OM au programme du week-end. Face à Nice, Metz entame une attrayante
course en six étapes.
Un suspense
incroyable.
Lyon, Monaco, PSG? En
haut, les paris vont bon train. Un fauteuil pour trois. En bas, l'enjeu diffère
mais l'incertitude est la même: de Strasbourg au Mans, sept équipes luttent pour
éviter les trois places qui conduiront en Ligue 2 au soir du 23 mai. Elles se
tiennent en huit points, et il en reste dix-huit à prendre. Au coeur de ce
peloton, à une longueur du duo Strasbourg - Guingamp mais avec une avance de
deux points seulement sur Toulouse, premier relégable, Metz se ménage une fin de
saison à suspense. Ça devient une habitude dont le public de Saint-Symphorien
finira par ne plus se lasser!
Un attrait nouveau.
Difficile d'imaginer que
les vainqueurs flamboyants du Mans (5-0, le 3 avril dernier) sont aussi les
perdants pathétiques de Toulouse (0-2, le 21 février). La transformation est
indéniable. Elle trouve son explication dans les choix humains qui, eux-mêmes,
ont amené l'équipe lorraine à un tout autre niveau de jeu. Le FC Metz a pris son
temps, il a couru pendant huit mois après la cohérence de ses intentions et la
fluidité de ses mouvements, mais les prestations qui ont suivi un match nul
fondateur à Nantes (2-2, le 13 mars) observent toutes la même tendance: un
regain de qualité qui formule les promesses d'un attrait nouveau.
Une jeunesse
attachante.
Sur la ligne de départ,
Metz était déjà doté de l'effectif le plus jeune de Ligue 1. C'est encore plus
vrai en avril, où Mehdi Meniri passe, à vingt-sept ans seulement, pour un vieux
de la vieille, où Grégory Leca du haut de ses soixante-neuf matches de Ligue 1
parle de son "expérience" comme s'il en avait joué le triple. Jean Fernandez a
lancé ou relancé plusieurs éléments de sa classe-biberon: Franck Béria, Babacar
Gueye, Sébastien Renouard. Une jeunesse à laquelle le public messin peut
s'identifier: titularisé à son tour, face à Nice, pour la première fois en Ligue
1, Ludovic Obraniak est né à deux pas du stade Saint-Symphorien.
Une élite à garder.
Si le FC Metz a passé le
plus clair de son existence parmi l'élite (cinquante-trois saisons au total), il
sait aussi ce qui en coûte de passer par l'étage inférieur. En Ligue 2, la
saison dernière, les suiveurs des Grenats n'ont pas vu que des moments
d'anthologie. Ils ont surtout eu du mal à s'enflammer pour la venue de Valence
ou Grenoble. Bref, ils savent tout de l'intérêt de poursuivre l'aventure en
Ligue 1.
Un rôle à jouer.
S'il n'a plus qu'Ajaccio
à affronter parmi ses concurrents directs, Metz s'apprête en revanche à recevoir
Lyon, le 8 mai. Un match de gala face au champion sortant, candidat à sa propre
succession, de nature à mobiliser les énergies et à inciter au dépassement.
Devant l'escorte médiatique des Lyonnais, Metz aura ce soir-là l'occasion de
soigner son image sans que ce soit incompatible avec son objectif.
Un avenir à préparer.
Le FC Metz de demain s'imagine aujourd'hui, à travers l'enthousiasme que dégage sa jeunesse. Pour les porteurs du maillot grenat, qu'ils se trouvent ou non en fin de contrat, l'enjeu personnel se confond avec l'ambition collective. Il y a un avenir à préparer!