L’année de tous les dangers
Latérale Nissart

L’OGC Nice ne nous aura
rien épargné cette saison, que ce soit sur le terrain que dans les coulisses.
On pourrait scinder cette année en trois parties.
La première concerne les 4 premiers mois de l’année où le gym fut en difficulté
sur le terrain.
13 points pris en quinze rencontres…Un manque de points angoissant, stressant,
ce dont le club ne nous avait pas habitué lors des deux dernières saisons.
Des difficultés aggravées par une bataille inouïe entre le coach de l’époque (Gernot
Rohr) et le président niçois. Des petites phrases sortaient de toute part. Elles
étaient accentuées par des commentaires plus ou moins objectifs de certains
journaux qui n’hésitaient pas à jeter de l’huile sur le feu.
Le résultat fut le limogeage de Gernot Rohr.
Une décision prise suite aux résultats mais aussi, et surtout, à une atmosphère
peu sereine autour du club. En effet, au-delà des critiques de certains
responsables de groupes de supporters, le club n’avait pas trouvé mieux que de
rechercher un nouvel entraîneur à la même période (pour la saison suivante).
Hallucinant…A tel point que Gernot connaissait même le nom de son successeur !
Quel manque de tact vis-à-vis d’une personne qui s’est battue pour le gym dans
des périodes difficiles.
La seconde période fut le sauvetage.
Exit Gernot, bonjour Gerard !
Encore un qui savait, avant de commencer, que son CDD ne durerait que 4 matches
(et ce, quels que soient les résultats) car les rumeurs de l’époque faisaient
état d’un refus de Frédéric Antonnetti de reprendre la partie sportive du club
avant que ce dernier ne soit assuré de rester en L1.
Quoiqu’il en soit Gerard Buscher s’attela à la tâche sans état d’âme. Peut-être
ne pensait-il pas réussir, si on s’arrête à certaines de ses déclarations, mais
le constat est là : 8 pts sur 12. Un parcours quasi parfait. Et notamment avec
un but de Larbi en terre corse (qui fit un bien fou, aussi bien moralement que
comptablement).
Mission accomplie pour Gerard et voilà qu’arrive la troisième, et dernière,
période de cette année, l’arrivée de Frédéric Antonetti.
Frédéric attendait cela depuis des semaines, faisant même certains déplacements
en tribune, sans se soucier de savoir si cela pouvait déstabiliser l’équipe…
Mais le voilà qui arrive…avec quelques bonnes recrues (Fanni, Rool), d’autres
plus hasardeuses (Yahia, Camara), quelques décisions irréfléchies (prêt de
Boucansaud. L’histoire nous apprendra que le joueur a signé au gym alors que
Maître Antonetti ne le voulait pas). Sans oublier, l'arrêt plus ou moins forcé
de José Cobos!
Quoiqu’il en soit le gym prit un départ relativement bon en ce début de
championnat jusqu'à ce fameux Nice-Sochaux (multiples erreurs d’arbitrage). A
partir de ce match (si on fait abstraction de PSG-Nice) ce ne fut plus pareil.
Le moral en prit un coup et plus rien n’y fit. La tactique de Maître Antonetti
n’y pouvait plus rien. Elle devenait répétitive, sans imagination et surtout
sans succès. Dangereux !
Maitre Antonetti n’acceptait pas, non plus, les critiques, qu’elles viennent des
journalistes ou des supporters (on se rappellera d’un « Lundi foot » houleux sur
France Bleu).
On ne notait aucune remise en question, un manque de volonté flagrant des joueurs jusqu'à ce
que Vahirua passe au milieu. La formule semblait prendre forme jusqu’au
non-match de Metz.
Bref, une fin de première partie de saison où le gym termine avec moins de
points qu’à la même période l’an passé et surtout sans convaincre.
La seule bonne nouvelle, à la mi-saison, est la qualification en 1/4 de finale
de la Coupe de la
Ligue…
Mais, au final, nous restons sur notre faim !
L’avenir nous dira s’il s’agit d’un simple mauvais départ, d’un concours de
circonstances, ou si le mal est plus profond.
Nous ne saurons que dans six mois, et pas avant, si cette saison de tous les
dangers aura été digérée.