Nice, bête toujours aussi noire pour Monaco

MONACO, 22 jan (AFP) - L'égalisation
niçoise à Monaco (1-1), mercredi, à la toute dernière seconde du match en retard
de la 16e journée de L1 de football, a sapé le moral des hommes de Didier
Deschamps, et a relancé l'intérêt du Championnat.
"Prendre ce but à la 97e ou 98e minute (cinq minutes de temps additionnel
avaient été annoncées par le quatrième arbitre) est regrettable, expliquait
Deschamps. Les joueurs sont déçus. A 10 contre 11, on avait, en contre, des
opportunités de tuer le match."
C'est que Nice a su mettre une pression physique intense en fin de rencontre.
Gernot Rohr en est fier. "On a eu le mérite d'y croire jusqu'au bout, se
félicitait-il. Mais provoquer un tel penalty en toute fin de match quand on mène
1-0 à domicile prouve que cette équipe n'est pas tout à fait solide nerveusement
et qu'elle n'est pas totalement en confiance."
"Le titre n'est pas tout à fait joué. On a peut-être rendu service au football
français", poursuivait l'entraîneur des Aiglons, qui a peu goûté à "ce qui s'est
passé autour du match", et notamment la réserve posée par Monaco sur la
qualification de Léonard et Simone.
Au lendemain de ce que Patrice Evra, exclu pour une faute sur son ami "Poussin
Meslin", continuait machinalement de qualifier de "défaite", les Monégasques
retrouvaient la parole. Mercredi, aucun joueur n'avait souhaité s'exprimer.
Squillaci: "je m'en veux"
"On s'attendait à ce type de match, avouait le jeune défenseur monégasque. Nice
a joué à l'image de son entraîneur quand il était joueur. Personnellement, c'est
la première exclusion de ma carrière. Ca fait mal mais c'est une nouvelle
expérience. Il nous reste huit points d'avance et cela va nous donner la rage
pour affronter Paris."
Plus vindicatif, Ludovic Giuly
lançait: "Moi, je joue le Championnat sur 38 matches. Pour eux, il n'y a que
deux matches qui comptent dans la saison. Même Marseille ne prend pas autant de
coups contre Nice."
Incriminé sur l'égalisation niçoise après sa main dans la surface, le défenseur
central Sébastien Squillaci s'expliquait: "Je suis déséquilibré et ma main
n'était pas volontaire. Mais il ne fallait pas la faire à ce moment et à cet
endroit-là. D'ailleurs, les conséquences sont les mêmes. Je suis déçu pour le
groupe, je m'en veux mais cela va m'aider à rebondir".
A Nice, l'ambiance était différente. Heureux du coup réalisé, Marco Simone
évoquait un nul "qui fait du bien au moral" et Philippe Léonard "un état
d'esprit remarquable".
Une fois de plus, depuis son retour parmi l'élite (deux victoires et un nul),
Nice a mis à terre son voisin monégasque. Le déplacement de l'ASM à
Valenciennes, dimanche en Coupe de France, et surtout la réception, vendredi
prochain, du Paris SG diagnostiqueront réellement l'impact du choc.
Latérale Nissart : il y a des
fois où des joueurs n'ont pas un brin d'humilité et ne peuvent pas s'empêcher
d'ouvrir leur grande gueule, n'est-ce pas Ludovic !!!