Monaco y a cru
Extrait Sport.fr

A quelques secondes près, l'ASM
tenait ses dix points d'avance ! Une main de Squilacci dans la surface à la
toute dernière seconde a en effet offert un penalty inespéré à Meslin qui n'a
pas tremblé au moment d'offrir le point du match nul à une équipe niçoise qui
s'en tire plutôt bien, vu la physionomie du match. Malgré ce deuxième nul
consécutif, l'ASM reste solide leader avec 8 points d'avance sur le PSG et 9 sur
une équipe de Lyon qui compte un match en retard à jouer face à Bordeaux.
Une bonne partie de la France du football est sans doute niçoise avant ce match
en retard de la 16e journée: de Paris à Lyon en passant par Marseille ou
Auxerre, tous espèrent la chute du leader monégasque afin de maintenir un
minimum de suspense sur le Championnat de France. A Monaco, on entend faire fi
de ce contexte et de l'ambiance d'un stade Louis II qui, proximité de Nice
oblige, est nettement favorable à l'OGCN.
Ce sont les Monégasques qui se créent la première grosse occasion avec une
action côté droit de Giuly qui lance Plasil dans la surface, le centre en
retrait du Tchèque est raté d'un cheveu par Morientes, pas par Rothen, mais la
défense niçoise repousse le danger (3e). La réaction des visiteurs ne tarde pas
avec une tête d'Echouafni prolongée par Varrault, sur le poteau gauche de Roma
(8e) !
Morientes le plus rapide
Le derby de la Côte d'Azur a débuté sans temps mort, Rothen récupère un ballon
dans les pieds de Simone avant de centrer pour Morientes, encore un peu court
(15e). La partie de ping-pong continue avec une frappe de 25 mètres d'Echouafni,
sans danger cependant pour Roma bien placé (17e), puis une bonne combinaison
Evra-Rothen-Giuly conclue par une bonne frappe de ce dernier, mais Gregorini
veille (19e). Ce dernier bloque dans la foulée un coup franc de Rothen (20e)
avant de voir Morientes repris in extremis dans la surface par Varrault (21e).
Monaco pousse, Nice, comme souvent, accepte la domination adverse, sans pour
autant fermer le jeu, à l'image de l'ex-Monégasque Leonard qui tente une
audacieuse reprise de volée de 25 mètres, de peu à côté (29e). Le rythme
retombe, les contacts se font plus rudes, à l'image de ce tacle de Varrault sur
Rothen, logiquement sanctionné d'un carton jaune par M. Bré. Et comme face à
Strasbourg puis Lyon lors de ses précédents matches à domicile, c'est au moment
où on s'y attend le moins que l'ASM ouvre le score: Bernardi s'enfonce sur le
côté droit de la surface et centre en retrait pour Morientes qui se joue de
trois défenseurs pour pousser le cuir au fond des filets (41e). L'ASM sait
décidément frapper au bon moment, ce qui réjouit Didier Deschamps au moment de
rentrer aux vestiaires: "C'est bien de mener à la pause, ça va les obliger à
sortir un peu."
Evra expulsé, Meslin décisif
Et pour cela, Gernot Rohr impulse du sang frais à la mi-temps, sortant Simone,
légèrement touché à la cuisse et qui n'aura donc pas marqué les esprits pour son
retour à Louis II, pour faire rentrer Meslin. Coaching payant: après dix minutes
sans rien à se mettre sous la dent, Laslandes lance Meslin seul face au but
monégasque, Evra, en position de dernier défenseur, accroche l'attaquant niçois
et est logiquement expulsé (58e). Deschamps sort aussitôt Plasil pour Givet et
dans la foulée, les Niçois se montrent subitement dangereux, par Leonard qui
inquiète Roma (60e), mais surtout par Everson qui oblige le gardien italien à
une belle parade (65e).
Mais ce n'est qu'un feu de paille pour la formation de Gernot Rohr qui peine par
la suite à menacer des monégasques devenus logiquement beaucoup plus prudents.
Everson se fait même expulser pour un second carton jaune (87e), l'ASM pense
tenir ses trois points, quand, sur une ultime poussée de Meslin, Nice obtient un
coup franc sur le côté gauche de la surface. Sur le tir, Squilacci sort
inexplicablement le ballon de la main, le penalty, indiscutable, est transformé
avec sans-froid par ce même Meslin. L'arbitre peut alors siffler la fin du
match, Monaco a de quoi se mordre les doigts...