Bruno Valencony : Le coeur et la raison.
Extrait FranceFootball

Bruno Valencony, 35 ans (Nice). Le coeur et la raison. 0 minute jouée en L 1. 1 match en Coupe de la Ligue, 2 buts encaissés. Héros niçois de la Coupe de France 1997 (victoire sur Guingamp aux tirs au but), Bruno Valencony n'est pas doublure par vocation, mais il s'est fait une raison. « Certains gardiens font toute leur carrière en tant que numéro 2 sans avoir jamais la chance de devenir titulaire, et d'autres, comme moi il y a deux ans, passent sur le banc.
Au départ, c'était dur à vivre et à accepter. J'ai essayé de trouver mes défauts, mes carences. Je me suis remis en question et je travaille encore beaucoup à l'entraînement pour faire basculer les choses. Mais, désormais, je prends cette situation avec plus de philosophie. Je sais qu'à trente-six ans je ne grandirai plus. Ma taille constituait l'un de mes défauts ».
Barré par Damien Grégorini depuis le retour du Gym dans l'élite, Bruno estime superflu de conseiller son cadet. Damien a assez de maturité et d'expérience, il sait ce qu'il a à faire », dit-il.
En revanche, il prend très au sérieux le titre décerné par Gernot Rohr de « capitaine du banc », même si le qualificatif lui vaut d'être régulièrement chambré dans les vestiaires.
L'envie de jouer intacte, il vient de prolonger jusqu'en 2005 en tant que gardien avec l'espoir qu'une blessure ne viendra pas, comme ce fut le cas cette saison, le priver d'expression sportive dans les Coupes. « Le coach et les dirigeants sont donc contents de mon boulot et le jugent intéressant », apprécie-t-il. Au travers des séances de travail du mercredi avec les jeunes Niçois, Valencony est conforté dans son objectif de préparer à Clairefontaine la toute nouvelle formation au poste d'entraîneur de gardiens.