Un Stade Rennais entre promesses et déceptions

 

Extrait Ouest France

 

 

Le Stade Rennais se cherche encore à l'extérieur et, du coup, reste enlisé au milieu du classement. Le potentiel mérite vraiment d'être encore affiné. En attendant, une réaction est attendue dimanche (18 h) avec la réception de Lille au stade de la Route de Lorient.Nice2Roudet (2')Vahirua (25', sp)Rennes0
Deux points: le bilan du Stade Rennais en quatre déplacements est plutôt maigre. Comme l'an passé, l'équipe bretonne semble repartie pour faire du yo-yo, avec des prestations encourageantes à domicile alternant avec des sorties timides à l'extérieur. Pourtant, samedi à Nice, le contexte semblait idéal pour franchir enfin un cap. Les Bretons venaient de prendre quatre points en deux rencontres et affrontaient une équipe sensiblement de leur niveau. À l'arrivée, ils sont passés au travers, en raison notamment d'un début de rencontre complètement manqué. « On est arrivé en retard d'un quart d'heure au match, lâche Olivier Sorlin. Quand on a commencé à jouer, on avait déjà deux buts contre nous. D'entrée, on s'est fait marcher dessus et on a commis des erreurs payées cash. Il y a des regrets, forcément, car cette situation nous oblige à être intraitables à domicile. Comme à chaque fois... »

Mais pourquoi diable cette équipe ne parvient-elle pas à exporter ses talents? Pourquoi cette fragilité sur les coups de pied arrêtés, constatée depuis le début de la saison, ne s'éteint-elle pas avec le temps? Est-ce un problème d'ordre mental ou tout simplement la conséquence des limites d'un groupe dont l'équilibre n'est pas encore trouvé? « En débutant un match comme cela, on ne peut pas espérer beaucoup mieux, confirme Pierre Dréossi, le manager général. Il y a eu des fautes individuelles qui ont fait la différence. Dommage car sur la qualité de jeu, on avait largement les moyens de rivaliser avec Nice. »

Il aurait fallu pour cela que la solidité constatée lors des deux rencontres précédentes, face à Bordeaux et Marseille, vienne s'ajouter à une qualité technique qui, sur le papier, pouvait paraître favorable aux Bretons. Mais un match de football se joue aussi au niveau de l'envie. Nice cultive depuis plusieurs saisons des valeurs de combat qui mettent souvent à mal une formation comme Rennes, généralement déçue au stade du Ray.

Cette prestation non gazeuse laisse quelques bulles dans les esprits des supporteurs rennais. Que vaut réellement cette équipe stadiste, incapable de développer un jeu vif comme en fin de saison dernière et orpheline d'un Källström porté disparu dans le collectif? « Pas beaucoup mieux et pas beaucoup moins qu'un milieu de tableau pour l'instant », assure Laszlo Bölöni. Le constat est honnête et réaliste mais, heureusement, non définitif. L'entraîneur cherche encore la meilleure formule, notamment en milieu de terrain où les changements successifs n'ont pas encore débouché sur l'étincelle. Derrière, l'équipe demeure également fragile, alors que devant, c'est un peu la « Frei dépendance ».


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