Des Bretons malhabiles et sans relief
Extrait Ouest France

Surpris d'entrée par des Niçois volontaires, les Rennais sont complètement passés à côté de leur match. Il manquait de tout hier soir pour espérer ramener des points.
En déplacement, Rennes
reste aussi malhabile qu'une tortue retournée. Une fois encore, les Bretons ont
proposé, hors de leurs bases, un spectacle frisant le néant, même si Laszlo
Bölöni a noté de bonnes « choses dans la conservation du ballon ». Pas
suffisamment, néanmoins, pour espérer ramener des points, et les Bretons sont
rentrés de la Côté d'Azur la peau chauffée par le soleil et les joues rougies
par une belle claque.
Peut-être encore sur leurs lauriers de la victoire face à l'OM, les partenaires
de Jeunechamp ont commencé le match à l'envers, en accumulant les fautes
techniques et en multipliant les coups francs dans une zone dangereuse. « On n'a
pas le droit », soupira après coup Abdes Ouaddou, alors qu'Olivier Sorlin
regrettait, lui, que l'équipe n'ait « commencé le match qu'au bout d'un quart
d'heure. » Dès la 2e minute, après un second coup franc, Roudet s'est chargé de
corriger ce mauvais élève en retard à la cloche.
Une mise en bouche plutôt salée, qui confirmait que Rennes n'était décidément
pas dans son assiette, comme trop souvent à l'extérieur. Nantis d'un handicap
précoce, les Rouge et Noir n'ont jamais réussi à se remettre dans le droit
chemin, malgré quelques soubresauts, et la rencontre ne fut qu'un long calvaire,
avec une inspiration aux abonnés absents et un engagement physique plus
maladroit que volontaire. Bref, une sortie sans grand intérêt, qui a confirmé
que le chemin était encore long pour devenir un prétendant sérieux et régulier
aux premières places du classement. « Je ne peux pas dire si mon équipe est plus
ou moins bonne qu'une formation de milieu de tableau, lâcha Laszlo Bölöni. C'est
difficile de trouver des explications à un tel début de match. J'ai l'impression
que, dès le deuxième coup de pied arrêté, il était déjà fini... Nous avons
manqué d'agressivité dans les derniers mètres. Peut-être avons-nous fait preuve
de trop de gentillesse. »
Certes, la fatigue n'a sûrement pas aidé. Mais les Niçois étaient logés à la
même enseigne, et leur générosité a tranché avec celle des Bretons. Dommage,
d'autant que c'est une certitude : le Gym ne sera pas européen en fin de saison,
à moins d'un miracle. Du coup, après Ajaccio, c'est encore un déplacement
abordable qui s'est envolé. « Le fait d'avoir marqué tôt nous a aidés, apprécie
François Grenet. C'était le scénario idéal face à une équipe comme Rennes, qui
garde bien la balle. Si le contraire s'était produit, cela aurait sûrement été
plus difficile. » Oui, mais voilà...
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