Essayer de briller sur la Côte-d'Azur
Extrait Ouest France

Pour son troisième match
en huit jours, le Stade rennais se déplace à Nice ce soir. Ils auront fort à
faire face une équipe accrocheuse et solidaire. Objectif quand même : une
première victoire à l'extérieur.
A peine sorti du match contre Marseille, le Stade rennais s'est vite plongé dans
celui qu'il jouera ce soir à Nice. Trois matchs en 8 jours ça n'est jamais
facile à gérer. « On ne peut pas passer si vite d'un match à l'autre, admet
Laszlo Bölöni, qui en était encore jeudi à tirer les leçons du match de la
veille. Sur l'aspect technique et la mobilité, on aurait dû pouvoir mieux faire.
Côté mentalité, par contre, on a franchi une marche. Même s'il est encore
possible de mieux faire collectivement ». Mettre du liant dans la construction
du jeu sera en effet l'objectif à atteindre au plus vite et pourquoi pas dès ce
soir au stade du Ray. Mais dans quel état de fraîcheur physique seront les
joueurs ? « A Nice, on va essayer de se présenter dans les meilleures
conditions. On a essayé durant ces deux jours, de soigner les pieds, le corps et
la tête, poursuit l'entraîneur roumain. En fait j'ai le sentiment que ce
championnat est plus dur que le précédent. »
Séquence moins difficile ?
A l'aube de la 8e journée les Rouge et Noir peuvent déjà tirer un bilan positif
d'un début de compétition qui les a vus rencontrer cinq des plus grosses
pointures du championnat. L'occasion désormais d'engranger des points face à des
formations jugées plus abordables ? « Dire que nous attaquons une séquence de
matchs moins difficiles ? C'est faux. Il faut se dire qu'à chaque match, il y a
zéro, un ou... trois points à prendre. » Le coach rennais refuse d'envisager que
ses joueurs relâchent la pression désormais : « Que l'on joue contre Monaco ou
contre..., d'ailleurs je ne veux même pas citer un nom d'équipe, il faut
toujours avoir la même motivation. Celui qui ne se motive que pour des matchs
contre des équipes prestigieuses, devant les caméras de télévision, ne mérite
pas d'aller plus loin. Un match se gagne dans la tête avant de se gagner dans
les jambes. »
Des jambes, il en faudra quand même ce soir face aux Niçois qui n'usurpent pas
leur réputation d'équipe accrocheuse. Après une belle victoire contre Sochaux,
les Aiglons ont ramené mercredi de Metz bon match nul à la 94e minute. Alors
qu'ils étaient réduits à 10, depuis 40 minutes. « Quand on joue à dix contre
onze et qu'on égalise dans les dernières secondes, il y a de quoi sauter de
joie, raconte l'entraîneur niçois Gernot Rohr. Il y a une grosse volonté et une
grosse solidarité dans ce groupe. J'ai confiance en lui. Lorsque nous aurons
trouvé les automatismes, nous serons pas mal ! ». Pour le moment les Azuréens
pointent à la 16e place et ne sont plus aussi intraitables à domicile (une
victoire, deux nuls, une défaite), qu'ils l'étaient la saison dernière. « Nous
avons eu des départs importants, au dernier moment. Cela nous a affaiblis. Il
faut du temps pour redonner de la cohésion et retrouver des automatismes »
Les coéquipiers de François Grenet doivent, en plus composer avec une infirmerie
bien garnie (Bigné, Meslin, Bisconti) et la suspension de Cédric Varrault. Une
bonne occasion pour les Rennais de tenter de remporter, enfin, une victoire à
l'extérieur, et d'effacer le mauvais souvenir de l'an passé. Ils avaient été
battus 3-1.
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