Nice revient de loin
Extrait L'Equipe

Heureusement, il y eut les dernières minutes de jeu et ces deux buts inscrits
pour donner un sens à cette rencontre souvent indigne du niveau de la Ligue 1.
Pendant quatre-vingts minutes, jusqu’à l’ouverture du score par Hervé Tum, le
spectacle proposé fut réellement affligeant. Aucune maîtrise de part et d’autre,
des approximations à la pelle et une myriade de passes à l’adversaire. Voilà ce
qu’ont dû endurer les quinze mille spectateurs de Saint-Symphorien.
Mais bon, il peut parfois se produire des miracles. En inscrivant son quatrième
but de la saison, le buteur des Lions Indomptables du Cameroun et par la même
occasion du FC Metz avait cru donner un avantage décisif à sa formation,
laquelle restait en panne sèche depuis deux matches et un lourd revers à Auxerre
(4-0).
Pour affronter une équipe niçoise qui n’est jamais facile à contourner, Jean
Fernandez avait recomposé une attaque à deux éléments (Gueye et Tum) et surtout
récupéré la moitié de sa défense (Borbiconi et Caillet) absente au stade de l’Abbé-Deschamps.
Cette restructuration n’eut cependant pas tout l’effet escompté. Il fallait
ainsi attendre la 34e minute de jeu pour assister, non pas à la première
occasion de but, mais à un superbe geste technique de Ribéry qui éliminait deux
joueurs niçois au bout d’une course de cinquante mètres. Malheureusement, la
flambée sera de courte durée. Si l’on excepte une tête d’Echouafni (14e) et une
autre plus dangereuse du messin Borbiconi juste avant la pause (44e), plus rien
de concret n’était à noter.
La seconde période fut un peu plus animée. Elle était d’abord marquée par
l’expulsion méritée de Varrault, lequel fut l’auteur d’un grossier tacle par
derrière sur la personne de Gueye (55e). A dix, les Azuréens se devaient de
reculer leur base. C’est la raison pour laquelle Gernot Rohr fit entrer
l’immense Traoré à la place de Vahirua, pourtant l’un de ses attaquants les plus
percutants.
Les Niçois croyaient bien tenir le bon bout jusqu’à cette fameuse ouverture du
score de la quatre-vingtième minute par Tum, sur une nouvelle passe décisive de
Ribéry, la cinquième depuis le début de la saison. Alors que le speaker du stade
annonçait quatre minutes de temps de jeu supplémentaires, les Messins
continuaient à jouer pour tenter de marquer un deuxième but.
Il y eut bien un autre but mais il fut niçois, inscrit dans les dernières
secondes des quatre minutes d’arrêt de jeu par José Cobos. Bien démarqué par
Echouafni, le « vieux » défenseur » niçois, isolé au sein de la défense
lorraine, prenait le temps d’ajuster Grégory Wimbée et provoquait par la même
occasion une énorme vague de déception à Saint-Symphorien. Les Messins venaient
de laisser passer leur chance. Il sera certainement très difficile pour eux,
dans les jours à venir, de digérer cette monumentale désillusion.
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