Nice la voulait tant
Extrait L'Equipe

Cette fois les Niçois
n’ont pas raté l’occasion qui leur était offerte d’assurer leur place en Ligue
1. Contrairement à il y a un mois où, battus par Caen (0-1), ils étaient tombés
de haut, ils n’ont pas failli hier. Ils ont entamé la rencontre contre Auxerre
pour la gagner. Ils y ont mis tout ce qu’ils avaient de cœur et de qualités. Ils
n’ont jamais relâché leur étreinte et ils en ont été logiquement récompensés.
Compte tenu des résultats de la soirée, leur victoire, étriquée mais méritée,
est suffisante quoi qu’il se passe lors de la dernière journée.
Cette victoire est celle de l’envie et de l’enthousiasme, domaines où ils ont
largement dominé l’AJA qui a sans doute dit adieu à la qualification pour la
coupe de l’UEFA par le biais du championnat. Une envie, un enthousiasme visibles
d’entrée de jeu et que les Auxerrois se voyaient obligés de contrecarrer de
façon illicite, Mathis puis Radet écopant chacun d’un carton jaune dans les dix
premières minutes. Le Gym avait décidé de mettre énormément de rythme dans ce
match et après un bon coup franc de Balmont bien pris par Cool (10e), Vahirua
chipait un ballon à la défense bourguignonne, bénéficiait de deux contres
favorables mais plaçait un tir trop croisé (15e).
Nice menait la danse mais manquait de percussion offensive pour déséquilibrer le
bloc auxerrois et terminer de façon satisfaisante le travail entamé. Alors petit
à petit l’AJA sortait de sa coquille. Un centre d’Akalé était raté de justesse
par Lachuer trop court (19e) et une frappe croisée de Tainio passait au dessus
(24e).
Ca sentait l’avertissement pour les coéquipiers de José Cobos qui du coup
accéléraient encore la cadence, déclenchaient quelques mouvements collectifs de
qualité à partir du duo Balmont-Echouafni et étaient récompensés quand Vahirua
s’enfonçait coté droit et voyait son tir croisé repoussé par Cool. Agali qui
avait suivi ouvrait le score (29e). Un avantage logique même si les Azuréens
dominateurs ne s’étaient pas procurés des tonnes d’occasions.
Une opportunité très nette de faire fructifier son petit avantage Nice s’en
procurait une dès la reprise. Sur un corner de Bigné, Traoré sautait plus haut
que tout le monde et trouvait de la tête le poteau de Cool (48e). Mais malgré
cette entame de deuxième mi temps menée tambour battant, malgré un match
toujours aussi vivant et agréable à suivre, malgré la main mise d’une équipe
niçoise motivée à l’extrême, les deux gardiens, Cool et à plus forte raison
Gregorini, n’étaient pas franchement sollicités. L’Auxerrois faisait preuve
cependant d’une grande vigilance en repoussant des deux poings un coup franc
lointain mais puissant de Vahirua (53e). Pourtant c’est son vis à vis qui se
montrait bientôt le plus décisif.
Alors que l’AJA reprenait en cette fin de rencontre un peu de couleur Gregorini,
qui n’avait rien eu à faire de très compliqué jusqu’alors, démontrait une
nouvelle fois sa grande forme (il avait été déjà excellent il y a une semaine à
Ajaccio). Confronté à une tentative de Akalé, l’Auxerrois le plus dangereux et
de loin, il se détendait de tout son long et allait chercher au ras du poteau
une frappe de l’Ivoirien (75e). Il restait un quart d’heure à jouer, terrible
pour les nerfs des Azuréens et de leur supporters mais le Gym tenait con
maintien et n’allait pas le lâcher.