C'était évitable !

 

Extrait l'est républicain

 

 

Après avoir ouvert la marque, le FC Sochaux a laissé échapper ce match qui pouvait lui apporter beaucoup plus. Les Niçois en profitent pour décrocher leur première victoire.

« On entre dans une période où tout le monde doit être responsable pour le groupe. » Juste avant de prendre l'avion pour Nice samedi, Guy Lacombe avait eu cette petite sentence qui laissait imaginer quelques changements dans l'effectif sochalien pour ce troisième match en huit jours.

Du roulement, il y en eu dans l'équipe d'hier soir à Nice et pas une petite vaguelette. Une vraie lame de fond qui a fait que ce onze de départ au stade du Ray na ressemblait plus vraiment à celui aligné quelques jours plus tôt contre Marseille et Stabaek.

Pas moins de sept joueurs (Santos, Monsoreau, Oruma, Daf, Isabey, Pitau et Mathieu) présents d'entrée une semaine plus tôt contre Marseille n'étaient pas alignés. Si les deux premiers étaient blessés, l'absence de cinq autres « titulaires » indiquait bien que ce mot ne signifie pas grand chose dans la dialectique « lacombienne ».

De fait, il fallait quelques minutes à la défense sochalienne très perturbée pour retrouver ses habitudes. Deux bons appels de Vahirua (1re et 2e) faillirent lui être fatale avant que le juge de touche ne lève son drapeau.

Boudarène en réussite


A la 7e l'action niçoise n'était plus chaude, mais brûlante. Diawara délivrait une relance tout à fait fantaisiste qui arrivait dans les pieds de Balmont. L'ex-Lyonnais profitait du cadeau et plaçait son tir sur le poteau avant de revenir dans les pieds d'Agali qui plaçait sur Richert très heureux de s'en tirer comme ça.

Et quitte à profiter d'une période de chance autant aller jusqu'au bout. A la 13e, Boudarène profitait d'une faute sur... Boudarène pour tirer un coup franc coté gauche.

Son tir puissant à ras de terre était très légèrement détourné dans le mur par Bisconti. Assez pour tromper Gregorini, ouvrir la marque et mettre Nice dans le doute.

Malgré une chaude réaction niçoise marquée par une tête d'Agali juste au dessus de la transversale, Sochaux gérait de mieux en mieux son avantage jusqu'à cette action un peu stupide de la 25e.

Sur une longue touche niçoise, Diawara contrôlait de la main dans la surface ce ballon qui venait sur lui. Philippe Kalt ne s'y trompait pas et désignait le point de penalty. Vahirua se faisant un plaisir de transformer d'un tir puissant.

Sochaux avait néanmoins assez de maîtrise sur ce match pour ne pas laisser l'éclair se transformer en orage.

Au contraire, une action déjà classique d'Ilan « je fixe deux joueurs et je tire » ne fut détournée que du bout des doigts par Grégorini.

Sochaux paie cash

A la reprise Sochaux entamait aussi mal qu'en première période. Et seulement trois minutes après le retour des vestiaires, Roudet centrait à raz de terre. Après que le ballon soit passé devant une défense sochalienne en spectatrice, Agali pouvait sans opposition placer un tir puissant. Cette fois, Sochaux payait cash.

Cela devenait du coup beaucoup plus compliqué pour des Sochaliens pourtant tout prêt d'égaliser dès la 51e. Zaïri lançait parfaitement Ilan qui plaçait au dessus.

Malgré le score, on n'avait du mal à croire que Sochaux n'allait pas au moins revenir d'autant que Nice ne se créait pas d'occasion.

Les Sochaliens en quête d'harmonie ne retrouvait plus l'inspiration pour venir inquiéter Grégorini. Seuls les coups de pied arrêtés de Mathieu semaient le frisson dans la défense niçoise en toute fin de match. Son coup-franc frôlait la lucarne (87e) et son corner était tout prêt d'entrer directement dans le but niçois sans l'intervention du poteau.

Finalement, les Sochaliens laissaient partir ce match qui leur avait pourtant donné tous les éléments pour faire beaucoup mieux. Frustrant.

 

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