L'incroyable réussite du PSG
Extrait le Parisien

Menés 1-0 et réduits à dix après l'expulsion d'Alonzo, les Parisiens ont
pourtant remporté une précieuse victoire. Cette excellente opération les place à
deux points du leader monégasque, auteur d'un nul à Lens (0-0), et à hauteur de
Lyon qui se rend à Strasbourg.
Le PSG est sorti de l'enfer la tête haute hier soir au stade du Ray. Battu
jusqu'à la 81 e minute, diminué par l'expulsion d'Alonzo, Paris a démontré un
caractère hors du commun pour revenir au score grâce à Pierre-Fanfan et arracher
la victoire sur une tête gagnante de Sorin. Une victoire exceptionnelle de
courage et d'abnégation obtenue à 10 contre 11 face à une équipe qui possédait
la meilleure défense à domicile avec seulement 7 buts encaissés...
Grâce à un mental de champion, une solidarité à toute épreuve, un don de soi
impressionnant, le PSG, à la faveur d'un 8 e succès à l'extérieur cette saison,
revient à deux longueurs du leader Monaco, tenu en échec à Lens (0-0), en
attendant le match de Lyon ce soir.
A six journées de la fin, et avant de recevoir Marseille dimanche 25 avril, tout reste donc possible. La Ligue des champions bien sûr. Mais surtout le titre. « Un match héroïque ! Un véritable exploit ! » lance Vahid Halilhodzic.
Il est vrai que ces joueurs-là, malgré quelques faiblesses, possèdent en eux la force collective des héros. Tout n'est pas parfait, et quelques défaillances individuelles inquiètent, comme hier soir celle de Pauleta. Mais par son enthousiasme, Paris semble bien au-dessus de tout ça. Au stade du Ray, il y eu deux matchs. Avant et après l'expulsion d'Alonzo (54 e ).
En première mi-temps, un PSG conquérant mais totalement à côté de la plaque offensivement face à un Nice entreprenant et réaliste. Des Azuréens déstabilisés par les blessures consécutives de Cobos (25 points de suture à la mâchoire...), d'Echouafni (hanche) et Meslin (cuisse).
Letizi acclamé « chez lui »
Mais les Niçois mènent au score dès le premier quart d'heure grâce à un but à bout portant de Laslandes après une mauvaise relance de Pierre-Fanfan. Paris conduit le jeu sans trouver de solution. « On a livré une première mi-temps quasi parfaite, affirme Halilhodzic, avec un nombre d'occasions comme rarement. » Quatre au total en 45 minutes. Dont celle de la 33 e minute en contre-attaque. Les Parisiens se retrouvent à deux contre un dans la surface niçoise mais Pauleta cafouille complètement. « Il y a eu lors de ces actions un manque de lucidité et de concentration », reconnaît Halilhodzic. « Ils voulaient tellement marquer. »
« En deuxième période, on n'a jamais paniqué », poursuit l'entraîneur parisien en évoquant l'expulsion d'Alonzo remplacé par un Letizi acclamé par le kop niçois. « Alonzo s'est sacrifié. Il a choisi la meilleure solution pour sauver son équipe », admet le Bosniaque. Comme souvent cette saison, c'est dans l'adversité que Paris va se révéler. Certes Nice croit en ses chances et multiplie les occasions, comme ce tir de Meslin sur le poteau. Mais Nice, faute de porter l'estocade, regarde Paris préparer son retour. Un retour qui en dit long sur les possibilités et l'ambition d'un PSG qui se trouve désormais en position d'attente idéale de trouble-fête. « Monaco et Lyon vont désormais accélérer. Mais nous sommes bien placés... » jubile Halilhodzic.
Au sortir de son
vestiaires, visiblement déçu, Gernot Rohr tempère : « Paris peut prétendre au
titre mais la qualité du jeu de Monaco est supérieure. » Mais cela n'atténue en
rien la joie d'Halilhodzic qui lance une formule dont il a le secret : « Paris
champion ? On peut rêver maintenant les yeux ouverts et non fermés »...