Extrait le Parisien

Le match Nice - PSG de la saison dernière avait marqué les esprits. Pas sur le
terrain, puisque le spectacle proposé avait été à la hauteur du résultat final
(0-0), mais à l'extérieur du stade, où de nombreux incidents s'étaient produits.
Paroxysme de ces débordements entre supporters, l'agression d'un fidèle du club
parisien, âgé de 23 ans, à l'arme blanche, aux abords du stade du Ray.
Demain, le déplacement du
PSG sur la Côte d'Azur s'annonce chaud. D'ailleurs, le match a été classé « à
risques » par la police. « Il n'est pas plus risqué qu'une rencontre face à l'OM,
annonce André Bloch, chargé de la sécurité au sein de l'OGC Nice. Ce qui est
survenu l'an passé s'apparente davantage à des violences urbaines qu'à du
hooliganisme. Il faudra se méfier des supporters indépendants. » Néanmoins,
malgré cet optimisme, des incidents sont à redouter. Sur les forums de
discussion des sympathisants des deux équipes, les appels à la violence sont
explicites.
Des fans parisiens envisagent d'être sur Nice dès 8 heures du matin demain, afin
de déambuler dans la ville toute la journée. Pour tenter de limiter tout
débordement, deux compagnies de CRS et un escadron de gendarmes mobiles seront
déployés sur place, pour un total de 350 hommes. Une autre compagnie de CRS
pourrait venir prêter main-forte aux forces de l'ordre. A cela s'ajoutent 140
stewards côté niçois et 90 contrôleurs. Les quelque 500 supporters parisiens
officiels qui feront le déplacement seront encadrés par une vingtaine de
personnes. Le convoi des bus parisiens devra se présenter à un point de
rendez-vous avant 16 heures demain, et les portes du stade s'ouvriront à 17
heures. « Nous n'avons vendu nos billets qu'à des gens connus et reconnus par le
club. Aucune de nos places ne sera vendue sur place », affirme Lionel Dreksler,
directeur général du Parc des Princes, qui gère la sécurité en attendant qu'un
nouveau responsable soit nommé, dans les prochaines semaines.
A priori, le
successeur de Claude Deschamps sera un policier issu de la préfecture de police.
Hier, Dreksler s'est rendu à Nice pour régler les derniers détails de ce
déplacement à risques. « Je ne suis pas spécialement inquiet, conclut le
dirigeant parisien. J'ai senti chez les responsables niçois de la sécurité la
volonté de tout faire pour qu'il n'y ait pas de souci majeur comme l'an passé. »