Nice ne peut plus garder Malek Cherrad

NICE (Reuters) - Le
président de l'OGC Nice, Maurice Cohen, a estimé vendredi qu'il allait sans
doute devoir se séparer de l'international algérien Malek Cherrad, porté disparu
depuis près de trois semaines.
"Je vois mal comment Malek Cherrad pourrait rejouer à Nice", a déclaré le
président du Gym, qui a une nouvelle fois accusé les frères du joueur d'avoir
exercé un véritable racket.
Maurice Cohen a indiqué lors d'une conférence de presse qu'il allait convoquer
le joueur, sans doute le 23 avril, pour lui signifier sa rupture de contrat.
Le président du club niçois, qui a déposé plainte auprès du Parquet de Nice pour
menaces de mort, a par ailleurs tenu à rappeler la chronologie des faits qui ont
conduit à la disparition volontaire de l'attaquant algérien.
Premier épisode et premiers heurts en octobre:
"Les frères Cherrad ce sont plaints que leur frère ne jouait pas assez et sont
intervenus de façon virulente auprès de (l'entraîneur) Gernot Rohr", a dit le
président azuréen, qui tente alors de calmer le jeu.
Second épisode lors du mercato de fin d'année.
"Menaces et insultes envers Roger Ricort, chargé du dossier transfert après
l'échec des négociations avec Toulouse. Dossier que je reprends personnellement,
mais Toulouse interrompant les négociations, j'en ai été rendu responsable et
ils ont proféré a mon encontre diverses menaces et insultes antisémites."
"La situation s'envenimant, on a jugé bon de prévenir la police sans porter
plainte, afin de préserver Malek et l'équipe", a confié le président niçois.
Malek Cherrad est ensuite parti à la Coupe d'Afrique des Nations avant de
soigner une blessure.
Troisième épisode,
début avril, lorsque le joueur doit rejoindre le groupe.
"Malek est venu me voir pour me demander que, désormais, son salaire, qui lui
était versé sur un compte joint, le soit désormais par chèque, expliquant qu'il
souhaitait s'occuper de ses affaires lui-même. A la suite de quoi ses frères son
devenus encore plus menaçants", a expliqué le président niçois.
Maurice Cohen assure que Malek Cherrad a alors accusé ses frères de violences
avant de disparaître avec un chèque de 16.000 euros consenti par le club.