Grégorini, gardien citadelle
Extrait France Football

Depuis que Nice est redevenu une place forte de l'élite, le Ray est une citadelle ardemment défendue. Comme l'an passé, à la même époque, après 27 journées de L 1, dont 13 à domicile, le Gym n'en a entrouvert la porte qu'à cinq reprises. Cinq buts concédés (dont 2 c.s.c.), soit un de moins que Lyon et Nantes, deux de mieux que Monaco sur leurs terres. Damien Grégorini se frotte les gants. Seul Niçois de l'effectif pro avec Eric Roy, le gardien conserve en mémoire toutes les incursions abouties de l'assaillant. " Comme tous mes confrères, je n'aime pas encaisser de but, admet-il. Je pars du principe que j'ai quelque chose à me reprocher, même si l'échec est venu d'une frappe pleine lucarne. J'analyse l'action après coup, j'essaie d'en tirer les enseignements et je me tourne vers le prochain rendez-vous. "
Pour « le Grand», papa depuis peu d'une jolie Olivia, l'imperméabilité niçoise est le résultat d'un travail collectif et, surtout, d'un état d'esprit. " Tout part du sauvetage du club, avance Grégorini. Le groupe avait fait front pour avoir le droit d'exister. Il est demeuré très solidaire avec la réussite que l'on sait. Nous continuons à faire bloc. Mais comment espérer construire sans une bonne assise défensive ? C'est la base. Si on tient derrière, on sait qu'on peut marquer des buts. "
Avec un
amour-propre très chatouilleux, comme d'ailleurs l'ensemble de ses partenaires,
Damien apporte sa pierre à la muraille du Ray. Cette saison, seul
Le Mans y a pris ses aises (0-1, 21" journée), quand, l'an dernier, le HAC (1-2)
et Lyon (0-1) avaient trouvé la faille. Gardien d'une institution pérennisée,
Grégorini se fait moins taiseux qu'à son habitude pour présenter ses associés,
qui ne sont plus désormais des anonymes. " Cédric (Varrault) est un gros
travailleur. Je serais curieux de connaître son kilométrage en match. II a
énormément progressé depuis le centre de formation que nous avons fréquenté
ensemble. Pancho (Abardonado), c'est la générosité. II ne lâche jamais rien.
José (Cobos), voilà le boss ! Il voit tout et sait nous remonter si besoin. Noé
(Pamarot) possède une puissance inouïe. Tous ses adversaires directs se
souviennent certainement de leurs duels. Quant à moi, j'essaie de beaucoup
travailler pour progresser. "
Il s'est de nouveau
fixé l'objectif de ne pas concéder plus de 16 buts lors des 11 dernières étapes
pour rester en deçà des 30. Les Rennais, attendus demain soir, mais également
tous les gros à venir, à savoir, dans l'ordre chronologique, l'OL, le PSG, l'ASM
et l'AJA, sont prévenus.