Nice dans les temps
extrait
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La victoire obtenue hier soir contre Guingamp (2-0) n'est certainement pas le succès du siècle, et Gernot Rohr le reconnaît. « Ce n'était pas un football chatoyant, de toute façon ce n 'est pas notre marque de fabrique. C'était le succès de la solidarité, on a su puiser dans nos ressources. »
II permet à son équipe d'atteindre la trêve avec 29 points à l'issue des matches aller, soit seulement quatre de moins que la saison dernière à mi-chemin, lorsque Nice enflammait le Championnat, faisait la une des journaux et rêvait logiquement à la Ligue des Champions. «Et encore, on a un match de moins, qu'on va gagner à Monaco, sourit Rohr une bière à la main. On aura donc un point de moins que la saison passée. »
A l'heure du bilan, voilà donc l'OGC Nice septième de L1, un an après avoir été le dauphin de l'OM champion d'automne 2002. « Une place flatteuse, considère le coach. On est devant Lens, devant Nantes alors qu'on n'a pas l'effectif pour. Pas l'effectif mais le groupe, car il est toujours là. »
Contre Guingamp, en dépit de la fatigue née des deux derniers matches (Metz en Coupe de la Ligue ; Toulouse en Championnat), Nice a progressivement pris l'ascendant physique et psychologique sur un adversaire au fond du trou. Et dire qu'il y a un an, Guingamp faisait également sensation au côté des Aiglons. L'occasion d'expliquer pourquoi Nice réussit là où Guingamp dévisse.
« Je crois que malgré l'Intertoto, on a bien su gérer notre début de saison et notre préparation, là où Guingamp a eu plus de peine. J'avais beaucoup d'inquiétude pour 2004, j'avais peur qu'on faiblisse. La joie est à la hauteur de nos inquiétudes. »
Damien Gregorini, le gardien niçois, dit la même chose. « Tout le monde sait que quand tu fais un truc, la saison suivante est difficile. Et ça, on se l'était tous mis dans un coin de notre tête. On savait qu'il faudrait le même engagement. Il n'y a eu aucun relâchement. Du coup, on est là. »
Si Nice n'a pas la même confiance
que la saison passée, il a su garder la même rigueur défensive et la même
invincibilité à domicile. « On reste sur sept matches sans défaite et la
Citadelle du Ray n'a plus été prise depuis mars, il paraît que c'est un record,
se réjouit l'entraîneur. Sinon, dans l'ensemble, je pense qu'on a un vécu qui
nous sert.
peu d'engagement et peu de réussite dans ses initiatives. On l'a vu meilleur.
On a plus d'expérience et de complémentarité. Et puis on a le retour d'un
buteur, même s'il n'a pas marqué ce soir... »
« Poussin » Meslin n'a pas marqué, mais Lilian Laslandes, oui. « Je n'étais pas là la saison dernière mais on me dit que peu de choses ont changé et ça se sent, explique l'auteur du second but niçois. A force de prendre des petits points à droite à gauche (Nice n'a perdu que trois fois), le parcours est bon et on a fait un petit trou sur certaines équipes. L'objectif reste les 42 points et quand on les aura, on verra ce qu'on pourra viser. On a de l'ambition et une énorme envie déjouer. » Pas toujours très bien et pas tout le temps, mais pas beaucoup plus mal que la saison passée.