Olivier Echouafni :
« Je ne me voyais pas
louper ça »
Extrait L'Equipe

Vous étiez en fin de contrat. Qu’est-ce qui vous a incité à poursuivre à Nice ?
J’avais
envie de prolonger l’aventure, de connaître le nouveau grand stade qui va
bientôt voir le jour même s’il y a des petits problèmes à régler. Depuis deux ou
trois saisons, on a le sentiment qu’il se passe vraiment quelque chose à Nice et
je ne me voyais pas louper ça. J’ai envie d’aider le Gym à aller voir haut, plus
loin.
Plus haut, plus loin,
ça veut dire quoi ?
Ça veut
dire d’abord stabiliser le club. Ça a longtemps été le problème ici à Nice mais
je crois que les dirigeants actuels l’ont pris par le bon bout. Ça veut dire
aussi l’aider sportivement. La cinquième ville de France mérite un bon, un très
bon club. Je ne dis pas encore un grand club. On va tous s’y employer.
L’an passé, Nice a fini 8e du Championnat. Peut-il faire mieux ?
On a
surtout terminé à quatre points de la 3e place, qualificative pour le tour
préliminaire de la Ligue des champions. Forcément, ça laisse des regrets. On se
rappelle alors certains matches comme celui contre Sochaux (*) où on nous a pris
trois points et ce n’est qu’un exemple. Et puis notre parcours retour fait qu’on
peut être ambitieux. C’est pour ça que les dirigeants n’ont pas chamboulé
l’équipe.
Cette continuité, c’est un atout ?
J’en suis
persuadé. J’ai joué à Marseille où ils font souvent évoluer l’équipe chaque
intersaison. C’est dur de repartir sur de nouvelles bases sans savoir très bien
où on va et avec le maximum de pression. Lyon fait exactement le contraire eton
ne peut pas dire que ça ne lui réussit pas.
L’ambiance dans le
groupe, qui était un des atouts de Nice, a-t-elle souffert du départ de Traoré,
l’un de ses animateurs ?
Sammy
tenait une place importante mais c’est la vie d’un groupe de perdre des joueurs.
Il a reçu une bonne proposition du PSG et on est contents pour lui. Mais rien
n’a changé d’autant qu’on a un groupe très rajeuni où nous ne sommes plus que
deux trentenaires, Cyril Rool et moi-même.
Vous sentez-vous plus
de responsabilités ?
Il me
semble que les jeunes se prennent plus en main qu’avant. Ils n’ont pas beaucoup
de doute et ont tendance a croire beaucoup en eux. C’est une bonne chose. Mais
parfois ils ont besoin d’être dirigés, alors on intervient. Cyril ou moi mais
aussi Abardonado, Varrault ou Balmont.
Nice peut-il être la
surprise du prochain Championnat ?
On
dispose de certains acquis et on a des automatismes. Lors du dernier match
amical contre le Celta Vigo, qualifié pour l’UEFA, le coach avait aligné une
équipe très proche de celle de l’an passé et l’a laissée sur le terrain
quatre-vingt dix minutes. Ça a été un bon test avec de très bons passages et des
occasions. On a retrouvé des sensations et on a gagné 2-1. Alors la surprise ?
C’est dur à dire. Mais on est ambitieux et si on démarre mieux que l’an passé
alors…
(*) Lors de la 3e journée, l’arbitre avait sifflé une main de Balmont sur sa
ligne de but alors que le Niçois avait repoussé le ballon de la cuisse. Il avait
expulsé le joueur et sifflé un penalty qui avait permis aux Sochaliens, menés au
score, d’égaliser avant de gagner 2-1