Maurice Cohen reste confiant pour la suite des événements.

 

Extrait les nouvelle niçoises

 

 

Quel bilan dressez-vous de cette première partie de saison ?

On est un peu déçus car le club a consenti beaucoup d’efforts à l’intersaison, notamment sur un plan financier, pour essayer d’être le plus compétitif possible tant sur le plan du recrutement, des infrastructures que de l’organisation générale du club. On s’est donné les moyens pour que l’équipe soit dans les meilleures conditions possibles. Or, il nous manque quelques points à la trêve. Mais ce qui me chagrine le plus, c’est que nous avons perdu une grande partie de nos points à domicile. J’ai été aussi un peu déçu de l’état d’esprit de nos troupes à quelques occasions. L’équipe s’est parfois désolidarisée, manquant même de combativité, notamment à Metz récemment en championnat. Et ça, ce n’est pas l’OGC Nice que j’aime.

Y a-t-il des explications à cela ?

Disons que l’on reconstruit une équipe et un groupe. On s’est donné trois ans pour faire quelque chose de compétitif. Ça ne se fera pas en un jour. Ce qui est important, c’est l’état d’esprit dans une équipe et j’ai le sentiment que nous ne sommes pas à 100% dans ce domaine-là. Quelques joueurs cadres n’ont parfois pas été à la hauteur. L’entraîneur n’a pas de relais comme José (Cobos) pouvait l’être par le passé. Nous manquons d’un leader.

Que comptez-vous faire pour tenter de redresser l’équipe ?

Je suis confiant. Cela va s’améliorer. Je sais que le travail de notre entraîneur va payer. Je crois aussi que les joueurs vont aussi prendre conscience de certaines choses. A Nice, on veut des combattants dans le jeu et dans l’esprit. Au niveau du jeu, je trouve que globalement, nous avons été pas mal depuis le début de saison. Au niveau de l’esprit, il y a des choses à revoir.

Cela passe-t-il aussi par une amélioration de l’équipe en janvier avec le Mercato ?

On a toujours dit qu’on était ouvert à tout et que si on avait une opportunité de pouvoir améliorer le groupe, on le fera. Après, tout dépend des opportunités. On regarde ce qui se passe.

Florent Sinama-Pongolle est-il votre priorité en attaque ?

C’est un joueur qui nous intéresse. On a discuté avec son agent. Nous sommes désormais dans l’attente d’une décision de son club, Liverpool, pour savoir si on peut le récupérer en prêt. C’est un joueur que nous suivons depuis l’été dernier. C’est un dossier bien avancé.

Et Maoulida, de Monaco ?

On nous l’a proposé. Mais ce n’est pas notre premier choix. Si Pongolle ne venait pas, on se tournera alors peut-être vers un milieu de terrain. Comme je vous l’ai dit, tout dépend des opportunités. Mais ce n’est pas un joueur qui va changer l’équipe.

Y aura-t-il des départs ?

Pas en ce qui concerne les joueurs cadres de notre équipe, sauf offre exceptionnelle.

Le Gym a-t-il les moyens d’investir cet hiver si le besoin s’en fait sentir ?

Si c’est pour recruter un garçon qui s’inscrit dans notre projet pour la saison prochaine, nous sommes prêts à investir. Si c’est juste pour aider le groupe à franchir un palier cette année, on se dirigera plus vers un prêt que sur un achat.  On peut faire les deux. Financièrement, nous sommes bien.

La saison prochaine se prépare-t-elle déjà ?

Bien sûr. Nous sommes déjà en contact avec pas mal d’agents pour la saison prochaine. On sait ce qu’on veut. Le coach souhaite avoir quatre ou cinq possibilités aux postes où il souhaite recruter. On cherche trois joueurs confirmés, sans doute un par ligne. En ce qui concerne nos joueurs en fin de contrat (Echouafni, Bisconti) on ne prendra aucune décision avant le mois d’avril.

Avec un peu de recul, comment analysez-vous votre recrutement estival ?

On ne s’est pas trompé. Au niveau du rapport qualité-prix, on ne pouvait pas faire beaucoup mieux. Maintenant, je comprends que les gens attendent plus. Mais il faut laisser du temps aux joueurs. Je sais que l’on s’interroge beaucoup sur Baky Koné par exemple. Mais il a besoin d’un temps d’adaptation. Regar-dez Pieroni à Auxerre. La saison dernière, il ne jouait pratiquement pas. Cette saison, il casse la baraque. Il ne faut pas faire endosser à Baky trop de responsabilités. Eu égard à la qualité de jeu affichée à plusieurs reprises depuis le début de saison mais aussi à l’investissement effectué l’été dernier, il ne serait pas logique que le Gym ne termine pas à une meilleure place que la saison dernière (12e)… C’est sûr que c’est notre objectif. Je crois sincèrement que notre place dans ce championnat, c’est la 10e. Après, il y a la vérité du terrain. Sur la fin d’année, nous avons été moyens en championnat. Espérons que tout le monde se ressaisisse à la reprise.

Frédéric Antonetti a-t-il, selon vous, tiré jusqu’ici le maximum ce qu’il pouvait faire avec cette équipe ?

Je crois, oui. Lui, comme moi, pensons que cette équipe peut accrocher la 10e place. Si on peut faire plus, ce serait magnifique. L’important, c’est que nous ne revivions pas la même frayeur que la saison dernière où nous avions le couteau sous la gorge pour assurer le maintien. Vous savez, Nice n’a, en l’espace de 25 ans, joué que 11 fois en L1. Et sur 11 ans en L1, nous n’avons fini qu’une seule fois dans les dix premiers. Construire un club compétitif et structuré comme Lens, Bordeaux ou Auxerre, ça ne s’est pas fait du jour au lendemain. Nous avons besoin d’encore deux ou trois ans. D’autant que nous n’avons pas eu un très gros héritage.

Cela fait tout de même trois ans que vous êtes revenu en L1. Le Gym n’est pas reparti de zéro l’été dernier ?

Non, quand même pas. On a travaillé pendant trois ans avec Gernot, qui était un guerrier. Antonetti est davantage un bâtisseur. Et quand on bâtit, cela prend plus de temps.

Qu’en est-il de vos projets de partenariat avec un grand club européen ?

Nous sommes toujours en discussion avec un grand club européen pour travailler en partenariat. Mais pas uniquement pour qu’il nous prête ses jeunes joueurs à former. Nous, on a besoin d’un partenariat, constructif. On est prêts à récupérer des jeunes pour qu’ils puissent s’aguerrir dans un club comme le nôtre. Mais il nous faut aussi un ou deux éléments confirmés.

Etes-vous confiant pour la suite des événements ?

Je ne suis pas inquiet. Je comprends que nos supporters soient un peu déçus. Je le suis aussi un peu. Mais on travaille sur de bonnes bases. Quand je dis que je ne suis pas inquiet, c’est que je sais que nous ne descendrons pas en L2 à la fin de la saison. Et pour Nice, c’est déjà bien. Regardez Strasbourg, qui est aujourd’hui dernier en dépit de moyens financiers bien plus importants que les nôtres. Mais ce que j’aimerais surtout, c’est ne plus perdre à Nice lors de la seconde partie de saison. En ce qui concerne notre classement, on a toujours dit que si on finissait entre la 10 et 12e place, nous serions satisfaits.