Avec BRUNO VALENCONY

                                                     

Bruno, la coupe de France, c'est vraiment quelque chose de spécial pour vous ?


« Je suis allé deux fois assez loin, d'abord jusqu'en demi-finale avec Bastia (Ndir : il était du match à Furiani contre l'OM où la tribune s'est effondrée) pu/s en finale avec Nice, où nous avons gagné. Ça reste mon pire et mon meilleur souvenir dans cette compétition. »


Depuis quand savez-vous que vous allez rejouer ?


« On en avait parlé à l'intersaison avec Gernot Rohr. Sans que ça soit une promesse, il m'avait dit que s'il faisait venir un gardien, je jouerais normalement les coupes. »


Pourquoi n'avez-vous pas été aligné à Créteil en Ligue ?


« Le coach m'a dit que c'était un match trop important pour le club pour changer des joueurs à ce moment-là. »


Ce rôle de doublure ,comment le vivez vous?


« Je le vis... (Un blanc) C'esr frustrant car à chaque fois que je rentre au Ray, que je vois un stade plein, qu'on évolue en Ligue 1, je me dis que c'est quand même au groupe de l'an passé qu'on le doit. Ne pas participer à tout ça, c'est frustrant. »


Est-ce que vous faites de ce match contre Metz un challenge personnel qui peut influer sur votre sort ?

« A l'intersaison, je savais très bien que si un gardien venait, même en faisant des super matchs de préparation où à l'entraînement, je ne serais pas titulaire. Après, même si c'est dur, on se fait très vite à l'idée d'être assis tous les samedis. Donc, même si je réalise un gros match contre Metz, que j'arrête des penaltys, je ne pense pas que ça puisse changer la situation. »


Vous êtes-vous préparé spécifiquement pour ce grand retour ?


« Non, je me suis entraîné normalement, peut-être avec un peu plus de concentration. J'ai évolué toute la semaine avec l'équipe pour avoir le maximum de réglages et d'automatismes. »


Au niveau du jeu, qu'est-ce qui vous manquera le plus demain soir au coup d'envoi ?


« La confiance. Quand on sait qu'on n'a pas la confiance du staff pour évoluer au plus haut niveau, il faut se raccrocher à ce qu'on fait aux entraînements ou aux paroles réconfortantes des coéquipiers qui vous remontent le moral. »


Justement, vous avez évolué en amical contre le Genoa, comment cela s'est il passé entre vous ?


« D'abord ça fait du bien de faire un match de 90 minutes dans des conditions qui se rapprochent d'un match officiel. En plus je n'ai pas pris de but. Et
puis les défenseurs m'ont beaucoup sollicité par le jeu au pied avec des passes en retrait, ça m'a permis de bien me préparer. »

On ne vous le souhaite pas mais demain, ce match peut être le premier et le

dernier de votre saison. Est-ce que cela induit une pression supplémentaire ?

« Non, c'est plutôt le genre de chose à laquelle il ne faut pas que je pense. Au

 contraire, plutôt que de la pression, c'est surtout une motivation supplémentaire pour

 moi. En fait, tout ce que j'espère, c'est qu'il y ait la qualification au bout, que ce soit

 une grande fête et que tout se passe bien sur le terrain. »