Avant Montpellier - Nice

                                                avec Gérard Bernardet

 

Vous menez 1-0 à Bordeaux et vous encaissez trois buts derrière. Qu'est-ce qu'il vous manque pour réussir cette saison ?


« Disons que nos prestations sont bonnes, il n'y a rien à reprocher aux joueurs. Mais sur deux ou trois actions, on manque de rigueur et on paie cash. Contre Bordeaux, on a mieux joué qu'à Lyon où on avait obtenu le nul, mais on n'a ramené aucun point. C'est ça qui est dramatique... »


N'avez-vous pas le sentiment d'avoir déjà atteint le point de non retour ?

« A l'heure d'aujourd'hui, on peut dire qu'on a déjà un pied en Ligue 2 mais on n'a pas encore les deux. Nous avons quatre matchs importants qui arrivent (*). Je ne dis pas qu'ils peuvent nous permettre de nous sauver mais au moins de continuer car on va affronter avec Le Havre et Ajaccio, deux concurrents directs. On n'a pas trop le choix, il faut absolument faire des résultats ! »


Que peut faire, demain soir, la troisième plus faible attaque de L1 contre la meilleure défense ?


(Il laisse passer un blanc)... « De toute façon, il faut gagner, A priori, on va récupérer un peu de monde, des garçons comme Bonilla, Laigle, Serge Blanc. Je dispose d'un groupe de dix-huit joueurs et j'ai deux jours (N.D.L.R. propos recueillis hier) pour faire mon choix, tout en sachant qu'on peut perdre encore un ou deux joueurs d'ici là. On verra bien ».
« On sait, bien sûr, que contre la meilleure défense, ce ne sera pas facile. On a du mal à garder le ballon et à le récupérer... Mais dans la situation où l'on est, on ne doit plus se poser de questions. Ce sont des moments difficiles, Nice est passé par là. Il faut essayer de trouver les ressources pour assurer une petite série, il en va de la survie du club ».

(*) Réceptions de Nice, Auxerre et Ajaccio, sortie au Havre