David Bellion :
«Je n'ai pas hésité»
Extrait
France Football

Après
Cannes, Sunderland, Manchester United, West Ham et Nice, David Bellion a
officiellement posé ses valises ce lundi à Bordeaux. L'attaquant de 24 ans s'est
engagé pour quatre saisons avec les Girondins. Pour Francefootball.fr, le
néo-Bordelais revient sur son expérience niçoise qui s'est déroulée dans un «
climat très spécial ». Et estime qu'à Bordeaux, « tout est réuni » pour qu'il
puisse s'« épanouir et progresser ».
« David, vous aviez signé un contrat de 4 ans avec l'OGC Nice en juin 2006.
Pourquoi quittez-vous les Aiglons un an plus tard ?
Parce que
j'ai eu l'opportunité d'aller à Bordeaux. Ce qui représente un très beau
challenge sportif. Et puis la saison dernière avec Nice a été décevante et assez
triste.
Triste, décevante ?
Quand je
suis arrivé en prêt (janvier 2006), on a surfé sur la vague pendant six mois. Et
puis j'ai signé quatre ans à Nice parce que j'ai privilégié le projet sportif.
On avait fini 8e du championnat 2005/2006. Mais dès le début de la saison
dernière, c'est parti un peu en brioche. On a peut-être visé un peu trop haut et
trop vite. Je ne sais pas. On aurait peut-être dû rester à notre place, et faire
notre progression tranquillement.
La saison dernière a
donc été pour vous un échec collectif et personnel ?
Personnel
? Non. Ma saison a été moyenne. Et puis j'ai été absent un tiers du championnat
à cause d'une blessure. Mais j'ai quand même marqué 7 buts. C'est surtout ce qui
se passait autour du club qui était difficile. Au niveau des dirigeants, les
changements, les petites phrases, etc. Il y avait un climat très spécial à Nice.
En fait, c'était un tout. On a également couru après le maintien dès le début de
la saison. On a été sous pression tout au long de l'année. Enfin bref, je n'ai
pas envie d'aller plus loin ou de polémiquer. Je veux juste être honnête en
disant qu'à Nice tout n'a pas été rose. Loin de là. Je souhaite vraiment
beaucoup de courage à Nice. Car j'y ai quand même de très bons souvenirs.
Depuis quand étiez-vous en contact avec Bordeaux ?
Honnêtement, je ne sais plus. La seule chose dont je sois sûr est que tout s'est
finalisé il y a deux jours. Entre les bruits qui courent et la réalité, il y a
parfois un gouffre. Mais dès que j'ai entendu que Bordeaux était vraiment
intéressé par ma venue, je n'ai pas cherché à comprendre. C'est le club idéal.
C'est Laurent Blanc qui vous a convaincu de rejoindre les Girondins ?
Je l'ai
eu pour la première fois au téléphone avant-hier soir (samedi). Mais l'affaire
était déjà bouclée. Il m'a juste dit qu'il était content que je rejoigne son
groupe. C'est tout. Personne n'a vraiment eu besoin de me convaincre, Bordeaux
est un beau challenge à relever. Avec un entraîneur comme Laurent Blanc qui
était un grand joueur et qui va certainement devenir un grand entraîneur. Tous
les ingrédients étaient réunis pour que je vienne. Je n'ai pas hésité. C'est une
chance exceptionnelle.
Vous êtes arrivé ce lundi matin pour passer la visite médicale. Quelles sont vos
premières impressions ?
Le camp
d'entraînement inspire la sérénité. Au Haillan, on peut travailler
tranquillement même si on sait qu'il y a des attentes de la part de nos
dirigeants. L'entraîneur me l'a dit : « le mot d'ordre est le travail. Mais tout
en gardant du plaisir ». Et si on arrive à allier les deux, ça va être
exceptionnel.
Vous connaissez certains de vos nouveaux coéquipiers ?
J'ai joué
en Espoir avec Marc Planus. Et puis je connais David Jemmali. Enfin, c'est une
longue histoire. Il jouait à Cannes quand j'étais petit. Et on prenait le bus
ensemble tous les matins quand j'allais au collège et lui au centre
d'entraînement de l'AS Cannes. A mon avis, il ne doit pas s'en rappeler. Mais je
trouve ça marrant pour l'anecdote de le retrouver aujourd'hui à Bordeaux. Voilà
c'est tout. Mais je ne me fais aucun souci pour mon intégration. J'ai eu Cyril
Rool et Lilian Laslandes qui m'ont confirmé que Bordeaux était vraiment un bon
club avec un environnement simple et sain. Donc je vais faire connaissance en
douceur avec mes nouveaux coéquipiers.
A quel poste préférez-vous jouer ?
Je suis
attaquant. Après peu importe où et comment. Je peux jouer partout : à gauche, à
droite, en deuxième attaquant ou même un peu en retrait en tant que neuf et
demi. Tous ces postes m'intéressent. Maintenant, je vais discuter avec le coach,
voir ce qu'il attend tactiquement de moi. J'espère pouvoir participer à mon
premier entraînement dès cet après-midi (lundi).
Sur un plan personnel, vous êtes-vous fixé des objectifs en rejoignant les
Girondins de Bordeaux ?
De m'épanouir, de progresser, de viser toujours plus haut. Je suis sûr que Bordeaux va m'apporter ce qu'il me manque. L'expérience de jouer match après match, d'être régulier, constant dans les efforts. Je sais mes qualités et mes défauts. C'est pour ça que j'essaie de ne pas m'enflammer, de rester le plus humble possible. Parce que je sais que la route est encore longue. Bordeaux est en course en UEFA et veut jouer les premiers rôles en championnat, je veux participer à tout ça. Et si on peut tout gagner, on va tout gagner. Il faut être ambitieux, même rêveur, pour réussir à faire le maximum.